Une grosse nouvelle avec un point d'interrogation qui apparaît sur le site web de Radio-Canada. Gagez que le point d'interrogation, intentionnel on s'en doute, implique littéralement que le journaliste n'y croit pas plus que moi. Faudrait être masochiste pour renverser le Parti Libéral.

Les trois partis sortent d'élections très difficiles. Le Parti Libéral, au contraire du PQ, ne lave pas son linge sale en public. Mais, selon plusieurs commentateurs politiques, dont Jean Lapierre, ça grenouille fort dans les salons du parti. Le Parti Québécois, lui, a tout à perdre. N'ayant plus de chef, n'ayant plus d'argent, se trouvant devant des impasses idéologiques et populaires, il pourrait ne pas s'en remettre. Les québécois ne la trouverait sûrement pas drôle, s'ils mettaient leur menace à exécution.

L'Action Démocratique pourrait avoir tout à gagner. Mais, à ce jeu, rien n'est moins sûr que la certitude politique des conseillers. Si l'argent est quelque peu entré dans les coffres du parti, il pourrait s'envoler tout aussi rapidement qu'il y est arrivé. Les idées sont plutôt volatiles actuellement. Les gens virevoltent au gré des fantaisies du moment, à la manière de tout ce qui existe dans notre ère dit moderne. L'ère du prêt-à-porter et du jetable. L'ère du fast food et des poubelles remplies à ras bord.

Les partis politiques actuels entrent dans cet ère. Mais, comme c'est toujours le cas avec les politiciens, ils sont les derniers à savoir ce qui se passe et surtout à comprendre.

Il ne faudrait donc pas s'énerver le poil des jambes, comme le dit l'expression populaire. Personnellement, je ne crois pas en cette menace. À moins qu'ils soient tous devenus fous.