Pascal à la chambre
Par Marc-André St-Pierre, mardi 22 mai 2007 à 09:01 :: General :: #29 :: rss
Le député du comté, Pascal Bérubé, s'est exprimé en chambre dernièrement. C'était sa première intervention comme député. Il y parle des grands thèmes qui le touchent et sur lesquels il compte bien travailler durant son mandat. Un mandat qui, si on se fie à l'un de ses confrères de chambre, François Legault, pourrait quand même être court.

J'ai lu le texte de son intervention. Il est évidemment question d'éoliennes, le nouveau dada politico-financier des dernières années en Gaspésie. Il a cependant aussi insisté sur la faiblesse des moyens modernes de communications de la Haute-Gaspésie. On le sait, ici, n'essayez pas de faire fonctionner certains appareils cellulaires, pas plus que les blackberries. Pour ce qui est de la haute-vitesse, il faut généralement se trouver là où il y a "forte" concentration de population et ne pas se trouver trop loin du centre de transmission.
Puis, les thèmes populaires que sont la forêt et la pêche sont cités comme des priorités. Dans les deux cas, bonne chance Pascal! Tu n'as peut-être pas connu ça mais moi, je me souviens, il y a quelques années de ça, nous pouvions aller sur le bord du fleuve et y pêcher la morue qu'on voulait. On lançait la ligne, c'est tout. Dans la journée, on était certain de manger de la bonne morue fraîche. À Québec, dans "les fleurs" du tapis rouge, pas certain que ça les défrise! Pour la forêt, c'est moins évident. Comme citoyen de la côte, on ne voit pas les dégâts de l'industrie forestière. À moins d'aller dans le Parc. C'est donc un peu plus difficile de comprendre. Sauf quand on voit des photos aériennes!
Pascal Bérubé fait aussi mention du mouvement qui s'est mis en branle en février dernier à Sainte-Anne-des-Monts. On se souvient tous de cette belle démonstration populaire à l'instigation d'un groupe nommé Assez c'est assez. Groupe qui a donné quelques signes positifs par la suite mais pour lequel je garde encore mes doutes et mes distances. Point important, Pascal a fait mention du fameux rapport Martin-Higgins-Raynauld, rapport dont on a souvent nié l'existence dans cette membre chambre. Je me demande s'il y a en au moins un qui a sourcillé en entendant ça. Je me demande même s'il y en a un seul qui savait de quoi parlait Pascal. Parce qu'il est bien possible que la culture de démolition soit suffisamment installée à Québec pour continuer "inconsciemment" le "beau" travail qu'on fait en Gaspésie. Et ce sans savoir qu'on obéit à un rapport.
Un beau programme en perspective qui demandera une bonne dose de patience, de volonté et de... foi à Pascal. Il y a loin de la coupe aux lèvres entre les bonnes intentions et les possibilités de réalisation, surtout que les années nous ont prouvé qu'à Québec, le mot Gaspésie rime avec fermeture.
Pour le lire le texte entier de l'intervention de Pascal Bérubé: http://www.assnat.qc.ca/fra/38legislature1/Debats/journal/ch/070517.htm#_Toc167260279
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