Oublions un peu l'aspect économique et essayons de comprendre s'il y a quelque chose de plus profond. Bon, euh! hum! Ok, disons que les pères sont plus présents qu'avant. On les voit plus souvent à la maison, ils s'occupent de ce qui était autrefois dévolu à la femme pendant que maman, elle, se trouve quelque part à suer ce que l'homme dégouttait puis puait avant. Enfin, pas tout à fait. Le monde moderne, le technologique s'entend, a rendu la tâche bien plus facile pour les femmes. Je ne suis pas certain que... Vaut peut-être mieux que je me taise ici. Pas envie d'avoir les fanas féministes sur le dos.

Pendant ce temps, pendant que les féministes ont contribué à inverser le processus, la mutation de l'homme se produit à haute vitesse. Après sa période de bonbons roses, il est récemment passé par une petite crise d'identité qui l'a fait redevenir macho. Mais macho comme peut être macho un jeune gosse de 10 ans qui découvre que son instrument peut servir à d'autres qu'à lui-même. En fait, l'homme, le père, est retourné à l'âge pré-pubère. L'homme a été infantilisé par la pensée hautement féministe des 30 dernières années.

Je me suis toujours dit que si les femmes avaient vraiment compris leur propre problème elles n'auraient jamais agi pour que les hommes se retrouvent dans la situation qu'elles ont elles-mêmes honnie.



Avant, il y avait 8, 10 ou 15 enfants par famille. La mère n'avait pas vraiment le temps de s'occuper de chacun comme elle l'aurait voulu (et comme les enfants l'auraient voulu aussi). Le père était dans les champs toute la journée ou dans un chantier pendant des mois. De nos jours, il y a un ou deux enfants par famille. La plupart des enfants ont droit à deux ou trois heures quotidiennement avec leurs parents. Le reste de la journée, ils le passent à l'école, à la garderie, avec une gardienne et au lit. Si un parent reste à la maison, homme ou femme, une certaine mode prétentieuse les marginalise. Et la politique du vide s'occupe du reste. Plutôt que de payer des fortunes pour nourrir un syndicat de Gros-Bras, payons donc un parent pour rester à la maison; qu'il soit le père ou la mère!

Si autrefois le père n'était pas à la maison, la question se pose aujourd'hui à savoir si le problème est réglé avec les enfants devenus des petits rois ou des petites reines juste pour se déculpabiliser de l'absence des DEUX parents, plus encore, de leur incapacité à éduquer leur enfant en dehors des schèmes sans aucun fondement scientifique que nous impose la psychologie moderne et son faire-valoir bureaucratique, la DPJ.

Pendant que la mode essaie de forcer la main des pères pour qu'ils deviennent plus responsables, une panoplie de directives contradictoires, d'études opportunistes et d'organismes tentaculaires viennent constamment s'interposer pour rabattre l'homme à un rôle de plus en plus diminué. Le fameux organisme "Father for Justice" étant une résultante inévitable de la colère qui sourd chez l'homme moderne et qu'il n'arrive pas à faire sortir convenablement, contrairement à ses aïeuls. D'où des actes stupides de violence inévitable mais malheureusement provoqués, en quelque sorte. Avant, l'homme vivait surtout de son instinct animal. Il avait différentes avenues pour vivre ses colères. Aujourd'hui, l'homme est devenu une mauviette dont la colère (normale) est devenue suspecte, voire subversive. Autrement dit, le système l'a coincé entre l'obligation d'extérioriser ses sentiments et l'invalidité de tout ce qu'il choisit pour le faire.

Le prix à payer n'est pas seulement plus de violence chez l'homme mais aussi une insatisfaction grandissante chez la femme qui se retrouve devant des petits mâles faiblards, sans colonne. Ce n'est pas la nature des choses!

Si j'avais un souhait pour la Fête des Pères ce serait que les choses soient plus naturelles. Que chacun aille là où il se sent bien sans y être poussé par une mode ou une idéologie quelconque.

Bonne Fête des Pères et pas trop de dépenses inutiles!

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Je veux quand même profiter de cette occasion pour parler d'un thème cher aux féministes et qui m'a toujours fait suinter l'huile cérébrale comme une vieille statue d'église. Quand on dit que l'homme est incapable d'exprimer ses sentiments, on veut dire quoi au juste? Comment ça se fait que jamais personne chez les féministes ne se soit arrêtée à penser qu'il s'agit juste d'une question de perception. Les hommes ont toujours exprimé leurs sentiments. Mais de façon bien différente que le font les femmes. Cette question des féministes est aussi mauvaise que si je demandait pourquoi les femmes expriment leur sentiment d'aussi tonitruante manière?