Voilà ce qu'on aurait aimé lire ou entendre de Nathalie Normandeau. Tout en jouant sa légitime "game" politique elle aurait dû au moins donner le ton en soumettant une ou des propositions. C'est d'ailleurs ce qui est un peu inquiétant. Madame Normandeau n'est pas la première venue en politique. Elle sait s'y faire - dans le contexte de la politique gros-bras actuel, s'entend. Alors, si elle ne propose rien, c'est peut-être qu'on ne veut rien proposer. C'est peut-être que les dés sont pipés, comme je le disais hier.

Dans son texte (lire plus bas), Pascal Bérubé dit juger inutile le travail du facillitateur Rémi Bujold. Ouvrons une parenthèse sur le mot facillitateur. Un autre de ces titres ronflants qu'aiment se donner les gens de pouvoir. Il facilite quoi le bonhomme? La réalisation du projet micmac? Fermons la parenthèse. Donc, si on lit entre les lignes ça peut vouloir dire que monsieur Bérubé ne fait pas confiance aux résultats du rapport de cet énergumène lancé dans la mêlée juste pour se donner bonne conscience et se dégager de ses responsabilités. Facile pour un politicien de traîner le p'tit chien bouc-émissaire qui servira de paratonnerre aux attaques qui ne manquent pas de fuser à l'endroit des politiciens toujours très habiles à se ficher de la population.

Cependant, il faut noter un point stratégique important. Si jamais le rapport du facillitateur devait proposer une autre solution, nous aurions l'air un peu fous. Une fois ça peut passer mais il faut éviter de se retrouver dans la situation du jeune Jean qui criait au loup. Évidemment, j'ai pensé à ça. Je n'étais pas certain de ne pas me tromper. Mais, l'attitude de madame Normandeau laisse à entendre que tout est déjà prêt pour la cession des terres à la communauté micmaque. Si ce n'est pas le cas, elle devrait déjà employer le jargon de circonstance.

Le texte de Pascal Bérubé

Le député de Matane maintient que le projet de pourvoirie autochtone du canton Baldwin doit être jeté aux oubliettes.

Pascal Bérubé dit traduire la position des citoyens de la Haute-Gaspésie qui s’opposent au projet de la communauté micmaque.

Le député péquiste est en complet désaccord avec la ministre Nathalie Normandeau dans ce dossier. D’ailleurs, la ministre responsable de la région gaspésienne juge incendiaire les propos de Pascal Bérubé.

Ce dernier répète pourtant que le projet actuel est inacceptable et qu’il faut protéger les droits des chasseurs du canton Baldwin. Selon lui, ce projet ne reçoit aucun appui sur le territoire de la Haute-Gaspésie. Il juge inutile le travail du facilitateur qui se penche sur la proposition de la communauté micmaque.

Par contre, le député de Matane se dit ouvert à évaluer un projet différent et à appuyer tout autre initiative visant à aider les Mic-Macs de la Gaspésie à mener un projet créateur d’emplois pour la communauté. Pascal Bérubé espère que la ministre Normandeau fera une croix sur la demande des autochtones.

Le facilitateur dans le dossier, Rémi Bujold, doit déposer son rapport à la fin du mois.