Cependant, j'y vais quand même de petites constatations dont j'ai fait les frais ou qui m'ont touché directement ces derniers temps!

La CSCC aime beaucoup la démocratie, SA démocratie.

Félicitations aux commissaires de la CSCC qui ont finalement démontré LEUR très grande efficacité, et donc leur utilité, en se servant de leur pouvoir (superflu dans notre société) pour qu'on cesse de m'envoyer des communiqués. Y a pas à dire, ces chantres de la démocratie nous montrent donc que pour bien du monde, la démocratie se fait à sens unique.

Mais, si la décision a été prise uniquement par la madame du bureau qui envoie les communiqués, parce qu'elle n'a pas aimé ma critique sur le fait que la CSCC devrait être à Ste-Anne-des-Monts, plutôt qu'à Gaspé, et bien on est devant un pouvoir discrétionnaire abusif. Il ne faut pas s'en frapper les mains.

Je persiste à dire qu'en Haute-Gaspésie les décisions devraient être prises à Sainte-Anne-des-Monts. Pour le moment, nous subissons un préjudice important, juste parce que des sans colonnes n'ont pas été capable d'empêcher que Gaspé, à 3 heures de route, devienne le centre décisionnel. Une des multiples aberrations de notre beau système de chiens (bureaucrates) savants. Ils apprennent des choses à l'université et pensent tout savoir sur tout quand ils sortent de là. L'expérience des gens sur place, c'est de la foutue merde... Ces académiciens du vide sidéral ont quand même envahi tous les espaces décisionnels de notre société. Méchant problème à régler!

Un comité pour savoir s'il fait tempête

Midi quarante-cinq (29 novembre), les autobus sont sur la route et reçoivent un avis de fermeture d'écoles à cause d'une tempête. Ils s'en retournent chez-eux, sans même s'être rendus à l'école, dans certain cas. Certains enfants, qui ne prennent l'autobus que le matin et le soir, sont déjà à l'école... sans pouvoir retourner chez-eux. Heureusement, ce n'est pas une immense polyvalente et la secrétaire et quelques professeurs s'en occupent. Mais, qu'arrive t-il aux jeunes dont les parents se sont absentés pour quelques moments?

Ce jeudi-là, finalement, il a fait beau et tous les enfants étaient à la maison, apparemment. Mais, une semaine plus tôt, c'était de loin bien pire. La circulation était dangereuse. On a renvoyé les enfants dans les environs de 15h00, presque deux heures trop tard, à mon avis.

La semaine dernière, (semaine du 10 décembre), des forts vents se lèvent, la poudrerie rend la visibilité presque nulle en certains endroits. On décide de fermer mais pas capable de rejoindre personne pour prendre la décision. Finalement, cette décision sera prise. Plus tard j'apprend qu'une directrice était disponible. Pourquoi on ne l'a pas rejoint, je ne le sais pas.

Le problème de cette situation saute déjà aux yeux. Ça prend un comité dont les différents membres peuvent tous se trouver en réunion en même temps, enfin presque, pour décider. UN COMITÉ!?! Pour savoir si la route est dangereuse pour NOS enfants!?!

Comment se fait-il que le boss de la compagnie d'autobus ne puisse user d'un pouvoir discrétionnaire dans un tel cas? Ça prend pas la tête à Papineau pour voir quand neige, bourrasques et poudrerie peuvent rendre précaires les conditions de routes. Mais là, comme partout ailleurs, on est toujours au dessus de tout, tant qu'un accident ne vienne ramener au bon sens (provisoire) certains des penseurs qui nous assènent leurs bêtises intellectuelles.

Personnellement, faudrait même pas que l'autobus de ma fille se retrouve dans un banc de neige, ce qui est là le moindre mal qui puisse arriver. Parce que je vous jure que s'ils veulent faire leur frais, ils se rendront compte que je suis capable d'être encore plus frais!

En passant, le vent ne souffle pas de façon égale tout le temps et partout à la fois. La neige peut tomber à un endroit et pas à un autre. Alors, des aberrations comme on a déjà connu, alors qu'on ne voit ni ciel ni terre à Cap-Chat, et que la décision se prend à Ste-Anne-des-Monts par quelqu'un qui regarde à sa fenêtre et ne voit que des nuages, ça ne devrait pas exister. À quoi servent donc les directeurs d'écoles et les boss de compagnies d'autobus si ceux qui prennent les décisions ne se fient qu'à ce qu'ils voient ou à leurs données statistiques stupides? Quand je vous dis que nous vivons dans un méchant monde de malades! Les fous, qu'on ne retient plus dans les institutions, faute de moyen$$$, dit-on, doivent rêver du jour où on les retournera dans ces havres de paix (comparés à ce qu'ils vivent maintenant parmi nous!).

Laissez les directeurs dans leur école, là où ils doivent être pour prendre les décisions qui doivent être prises. Ça prend pas un cours universitaire pour comprendre ça... du moins je le pense!

Le CLD, ça continue

J'ai reçu une petite leçon d'administration de CLD par un homme d'affaire aujourd'hui. Et ce fut fait poliment en plus. J'ai compris certaines petites choses. C'est à dire que les propos étaient un peu les mêmes que ce que j'avais entendu, mais vu de l'autre côté de la médaille. Laquelle médaille, je m'en confesse, je ne regarde que d'un côté, parfois.

Quatrième hausse de taxe en cinq ans, simonac!

Parlant de revers de médaille, hier je félicitais la "Ville" de Cap-Chat pour son déneigement rapide. Quelques heures plus tard je voyais l'autre côté de la médaille. La "Ville" de Cap-Chat haussera ses taxes pour une quatrième fois en cinq ans. Les explications de cette énième hausse sont tout aussi logiques que discutables. On parle de coût exorbitant pour la rénovation de HLM, on parle du coût de l'administration de l'aréna, 100 000$ par année et qui ne rapporte rien, on parle même d'un Centre de ski déficitaire où les skieurs ne se bousculent pas au monte-pente. On me dit aussi que ça va continuer à monter, ces fameuses taxes!

Je me demande sincèrement comment on croit que les gens seront capables de tout payer alors que les salaires montent à peine pendant que le coût de la vie monte, que les taxes officielles et déguisées se multiplient. Faudra bien qu'on trouve des solutions, surtout si on veut maintenir des services importants pour une petite société comme la nôtre.

Je n'en dirai pas plus sur cette hausse de taxes. Sauf que j'espère qu'un jour, les gouvernements fédéral et provincial penseront à alléger le fardeau fiscal non seulement des travailleurs mais aussi des petites municipalités qu'on force aujourd'hui à des administrations dignes des grandes villes!