C'est ainsi que Nicolas Sarkozy (l'article) annonce une réforme en profondeur de l'éducation française. Une réforme qui va toucher des millions de jeunes étudiants et 400 000 enseignants.

Ce qu'il y a de remarquable ou à tout le moins d'étonnant, c'est que là où nous nous posons encore des questions, et ce depuis maintenant plus de dix ans, là où nous mettons des mois de discussions stupides sur la simple pondération, ailleurs dans le monde on a fini de tergiverser. On agi, on bouscule!

Il ne faut pas s'étonner du niaisage québécois. Le Québec n'écoute que son petit nombril de grenouille enflée. Pourtant, de partout on avertit le Québec de ne pas s'enliser encore plus profondément en continuant sa réforme maroisienne (En fait, elle peut bien se vanter d'avoir été aux premières barricades de cette réforme sans colonne, Pauline Marois n'a fait que copier bêtement les ratées de certains autres pays!).

Le Québec c'est différent. Ici, c'est le coin de la vantardise pour des pinottes. On se croit toujours supérieurs à la planète alors que tout ce qu'on a fait c'est d'être à la remorque d'innovations et d'essais faits ailleurs pour les amener à un point de faillite jamais rencontré ailleurs. Les combats de titans qu'on se livre actuellement sur le réforme - et donc sur le dos des enfants et des professeurs - ne sont dus qu'à un entêtement systématique d'une clique de penseurs en tours de verre, d'un clan de leaders syndicaux baise-cotisation et de la faiblesse notoire (sans colonne) de tous les gouvernements qui se succèdent au Québec depuis Jean Lesage.

C'est pourtant simple, les enfants doivent savoir lire, écrire, compter, avoir une connaissance de base en histoire, géographie (surtout dans le contexte actuel de facilités de se déplacer), avoir la possibilité de s'exprimer dans au moins une autre langue, deux c'est mieux, d'avoir une base en économie, d'être en forme physique sans pour autant avoir des normes olympiques comme c'est le cas actuellement dès la première année et connaître son propre milieu. Une place très importante doit aussi être donné à l'éthique, la bienséance et le respect, sans tomber pour autant dans le dogmatisme radical.

Le seul bémol que je mette dans la nouvelle réforme française c'est la manière d'évaluer un professeur. Actuellement évalués aux quatre ans, ils le seront aux deux ans. L'idée n'est pas mauvaise en soi. C'est le modus operandi qui cloche. L'évaluation doit se faire sur le progrès que font les enfants. Ça dépendra de qui aura le dernier mot dans l'évaluation des enfants. Parce que le gonflage de notes, pour bien paraître, c'est déjà bien installer en système dans nos milieux. Des écoles entières ont pratiqué (pratiquent encore?) leur propre normalisation pour être bien cotées.

Il faut au moins parler d'une autre révolution française. Une mini révolution, peut-être, mais d'une importance capitale parce qu'ici, nous nous dirigeons en droite ligne vers un mur solide. Le Québec qui a toujours eu tendance à prendre exemple ailleurs, et particulièrement en France, se trouve de plus en plus isolé dans ces méthodes éducatives. Le cousin français en arrachera peut-être à imposer cette réforme du bon sens mais elle viendra, obligatoire, et nous donnera peut-être enfin matière à réfléchir plus loin que notre nez quand il s'agit de l'avenir d'une société entière!