On parle d'une refonte majeure jugée nécessaire parce que les populations des régions ne justifiaient pas qu'on maintienne certains comtés. Parait que nous avions trop de pouvoir. Je cherche encore où.

Du côté sud, le comté de Nathalie Normandeau sera étendu jusqu'à Percé et s'appellera donc... Bonaventure-Percé. Est-ce une bonne nouvelle pour la madame? Je ne crois pas qu'elle soit vraiment menacée. Les gens de Percé voit bien ce qu'elle fait dans Bonaventure

Ici, ça risque d'être une toute autre histoire. Dans les deux cas, PQ et PLQ, il faudra s'attendre à ce qu'il y ait des assemblées d'investiture. Il est loin d'être certain que Gaspé s'en laisse imposer par les candidatures matanaises.

Conclusion, la refonte de la carte électorale n'est rien autre qu'un exercice politique pour plaire à des grandes gueules urbaines qui ont, semble t-il, peur de la force des régions. Ça dénote aussi le manque flagrant de sensibilité politique, la méconnaissance de son propre milieu, la froideur mathématique pour régler des problèmes humains et le manque d'originalité pour rendre les régions dynamiques et efficaces.

L'histoire des refontes de cartes électorales, c'est comme une envie de pisser. Ça revient souvent, trop souvent. Faudrait se pencher une fois pour toute sur la question et la régler de manière équitable en ayant une vision à long terme et autre que mathématique.

Quand on enlève à des régions ce qu'elles n'ont déjà pas, de toute façon, ce n'est pas que de la mauvaise foi, c'est de la dictature politique et intellectuelle. Ce qui se produit en Haute-Gaspésie depuis des années risque maintenant d'être pire, si c'est possible!

Et vous, croyez-vous vraiment que ce sera un plus pour la Haute-Gaspésie?

Croyez-vous que le DGE aurait pu laisser tomber ses histoires de pourcentages et s'en tenir à la «représentation effective»?

Avant de répondre, je vous invite à lire l'opinion de Jean Masson publiée dans Le Devoir du 7 mars dernier. Jean Masson est un avocat et organisateur libéral provincial.