A beau dire la vérité
Par Marc-André St-Pierre, vendredi 14 mars 2008 à 07:02 :: General :: #250 :: rss
Si vous voulez apprendre à vos enfants à dire la vérité tenez-les loin des... adultes. Surtout s'ils sont politiciens, syndicalistes ou garagistes (celle-là, c'est pour le cliché).
On l'a vu avec le gouverneur Spitzer qui a menti sur sa nature profonde en prétendant être un chevalier des bonnes moeurs. Il profitait plutôt des putes de luxes.
Il y a aussi cette autres histoire, américaine, où un amiral est obligé de démissionner parce qu'il a dit la vérité. Tout simplement, bêtement! Quel con, avons-nous envie de dire. Pourquoi a t-il osé dire tout haut ce que plusieurs personnalités importantes savent et ne disent pas? Pourquoi a t-il affronter ainsi l'administration George Bush en sachant très bien qu'il jouait sa fonction? Il a joué, il a perdu. À moins que ce soit une illusion. Car, il ne pouvait certainement pas ne pas savoir ce qui l'attendait.
Allez lire l'histoire, ça en vaut la peine!
Le drame de Morin-Heights
Je ne veux pas parler ici du drame directement. Les médias officielles en beurrent suffisamment épais dès qu'il y a une mouche qui s'écrase contre un pare-brise pour ne pas en ajouter moi-même. C'est sûr que je compatis avec les familles. Mais, la tristesse des uns et l'incompréhension des autres n'a pas besoin de faire un bulletin de nouvelle chaque fois et, surtout, les chroniques de mauvais goût et pleurnichardes qui cherchent à entrer dans l'intimité des gens en état de choc.
Ce qui m'attire de cette histoire c'est le fait qu'encore une fois, on ait attendu la mort d'être humains pour réagir. Comme pour certaines intersections dangereuses, comme pour les viaducs mal construits, on s'aperçoit aujourd'hui, trois mortes plus tard, que les toits d'édifices doivent être déneigés. Pourtant, il s'agit d'une loi "naturelle" élémentaire en régions de neige. Il fallait voir le spectacle presque désolant des toitures envahies par des hordes de «pelleteux» et des souffleuses pour comprendre à quel point d'autres drames se préparaient. Gager que maintenant, les pompiers trouveront une autre mission, celle de visiter les maisons et lieux publics pour vérifier et obliger les déneigements.
Je veux quand même signaler la rapidité avec laquelle le maire de Morin-Heights s'est viré de bord pour créer un fonds d'aide pour les deux adolescents devenus orphelins.
Ah oui, une femme aurait averti 24 heures plus tôt qu'il y avait des fissures au plafond et que des portes ne fermaient plus. Eh, les décideurs, les patrons, il faudrait écouter quand les gens vous disent... la vérité!
La Parti Durable
L'animateur Paul-André Beaulieu, du FM-100,3 interviewait ce matin (13 mars) le chef d'un nouveau parti sur l'échiquier québécois, Sébastien Girard du Parti durable. Je n'ai malheureusement écouté que la fin de l'entrevue. Ce fut quand même suffisant pour comprendre que nous avions affaire à quelqu'un qui est articulé et dont les idées ne sont pas «méchantes pantoutes», comme dirait quelqu'un!
Voici le lien du site. Le site est en construction mais vous pouvez tout de même avoir une idée du programme du parti grâce à un lien que vous trouvez sur la page principale.
Le Parti durable a été Fondé par de jeunes universitaires originaires de Saint-Félicien, le nouveau parti entend défendre les habitants des régions en s'appuyant sur l'idéologie du néo-régionalisme et sur les principes du développement durable.
Tentés serons-nous de croire qu'il s'agit d'un autre parti sans avenir qui ne fera que diviser le vote. D'abord, tant mieux si ça divise le vote. L'échange de bons procédés entre le PLQ et le PQ a eu ses premiers plombs dans l'aile en mars 2007 grâce à une fulgurante percée de l'ADQ. Ensuite, il est important d'avoir des partis qui nous sortent du mythe de deux seules idées qui s'affrontent sans cesse. Les québécois ont besoin d'autres choses et la preuve en est que trop souvent nous entendons dire que les gens ne votent pas «pour» un parti mais «contre» un parti. Cela signifie que les gens ne trouvent pas leur compte du dualisme idéologique québécois.
Ce que j'en ai entendu et surtout lu est assez intéressant. La seule idée de se concentrer sur les régions, surtout dans le contexte actuel d'une refonte de carte électorale qui désavantage grandement les régions, pourrait contribuer à un bon départ de ce parti.
Voir ici ce qu'en dit Radio-Canada.
Le budget Forget
Je retiens deux choses rapidement du budget. La mise en place de crédits d'impôts à l'investissement dont les taux se situent entre 10 et 40 pour cent selon la région, pour l'achat de matériel de fabrication et de transformation. Puis le prolongement d'autres crédits d'impôt pour la deuxième et troisième transformation. La Gaspésie en retire quelques bénéfices. Encore faudrait-il un réveil en Haute-Gaspésie pour en profiter.
Commentaires
1. Le vendredi 14 mars 2008 à 12:33, par aimée-rose
2. Le vendredi 14 mars 2008 à 13:21, par Marc-André
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