Place Montmarquette
Par Marc-André St-Pierre, samedi 12 avril 2008 à 14:01 :: General :: #274 :: rss
J'ai choké.
Le déjà fameux rapport Montmarquette qui vient de sortir m'a fait sortir de mes gonds (chez-moi). J'ai mis deux jours à me calmer pour ne pas dire de grosses bêtises que je pourrais regretter (ça arrive). Mais pourquoi donc nous chient-ils toujours la même merde? Je les soupçonne de faire la sale job de bras des politiciens, du Conseil du patronat et des futurs retraités à grosses primes comme l'est le PDG d'Hydro-Québec.
Des solutions, il y en a à la tonne. C'est pourquoi je m'étonne que des penseurs, souvent issus des milieux universitaires, en arrivent toujours aux mêmes solutions. Si l'université ne donne pas plus d'imagination et de logique, ça ne sert à rien de la promouvoir chez nos jeunes.
Pourquoi ne pas regarder là où certains autres penseurs essaient d'orienter les regards depuis plusieurs années? Il y a une grande part de la population qui est presque exemptée de toutes formes d'impôt. Les cadeaux faites aux compagnies n'arrivent plus vraiment à nous les garantir au Québec à long terme et, qui plus est, sont de plus en plus contestés sur la scène internationale (Bombardier par exemple, et maintenant toute l'industrie du jeu virtuel).
Par exemple, les monopoles camouflées (dans le sens du secret qu'on y maintient sur sa gestion) comme Loto-Québec qui verse près d'un milliard et demi au gouvernement. C'est déjà de l'argent de plus que le gouvernement du Québec n'avait pas en poche au temps où les gens étaient libres de créer leurs propres jeux. Alors, comment se fait-il que ça n'ait pas permis aux différents gouvernements de mieux gérer les finances publiques avec ces nouvelles entrées de fonds?
Il y a les taxes à la SAQ, les surtaxes au pétroles, Hydro-Québec, la SAAQ et toutes les petites passes croches (taxes cachées) qui font chuter de plus en plus le salaire net qu'on lit sur nos talons de chèque, pendant que, dit-on, l'impôt baisse un peu. Pendant que les Conservateurs ont diminués de 2% la TPS en deux ans. D'ailleurs, il fallait voir les loups insatiables de la politique et de l'économie québécoises qui ont immédiatement essayé de sauter sur cette occasion pour récupérer tout cet argent.
Enfin la liste est longue et l'on vient nous dire qu'il faudra encore augmenter nos contributions involontaires à des organismes qui nous en prennent déjà pas mal, comme dans le cas d'Hydro-Québec!!!
L'insulte suprême vient de l'ancien ministre Joseph Facal qui croit qu'il est temps que «les québécois s'affranchissent de la culture de la gratuité».
Depuis quelques années, on nous pond régulièrement ce genre de rapport où l'on veut vendre l'idée que les québécois sont des gâtés pourris et qu'ils doivent changer leur mentalité. On les dit paresseux, par exemple, et il faut les remettre au travail vite fait. Tout n'est pas noir, tout n'est pas faux. Mais, chacun de ces rapports a tendance à nous dépeindre comme ce qu'il y a de pire en Occident. Avec Joseph Facal, les bornes de l'insulte ont été dépassées. Il faut quand même un maudit culot pour se promener avec son salaire et la garantie de ne jamais se retrouver dans la rue (à moins d'une révolution à la cubaine, à la française ou à la russe) tout en nous assénant un discours dont on sait d'avance qu'il ne s'attaque qu'aux classes moyenne et pauvre.
Je ne dis jamais ça. Ça sent la révolte. Je l'ai dit!
Si les règles étaient les mêmes pour tous, on ne pourrait pas dire grand chose. Le capitalisme n'a pas d'âme ni de morale (Lire Floglia). Pire encore, les lois qu'il défend, il ne les admet que pour une couche minime de la société: «laissez faire la loi du marché!» qu'il nous dit! Pourtant, tout le monde devrait avoir la possibilité de s'enrichir. Le jeu de la concurrence devrait être libre pour les petits entrepreneurs autant que pour les gros. Que celui qui gagne, gagne et que celui qui perde, perde. Mais, il aura perdu selon la loi du marché et non selon la loi qui impose des règles «fouillis-ma-bouillie» avantageuses uniquement pour les plus grandes entreprises.
Pendant ce temps...
Le député péquiste de Rimouski, Irvin Pelletier a dit souhaiter le retour en affaires de Vincent Lacroix. L'article auquel je vous réfère ici a depuis hier changé de titre parce que le député s'est rétracté. Il n'en demeure pas moins qu'il a dit ce qu'il pensait et que ça ne s'excuse d'aucune manière. Souhaiter le retour de Vincent Lacroix en affaires c'est comme souhaiter le retour d'un prédateur sexuel dans le milieu où il a sévi. (l'article) . Est-ce là l'aveu d'une admission et d'une admiration douteuse mais palpable pour nos "crosseurs" à cravate qui, on le sait, avant la condamnation pour 12 ans de prison(en appel) de Lacroix, n'avaient qu'à changer de place sur l'échiquier économique canadien pour avoir la paix?
On a déjà demandé la démission de parlementaires pour moins que ça. Il y a, dans une telle déclaration, quelque chose de manichéen et une forme larvée de négationnisme. Mais, comme il le demande aux floués de Vincent Lacroix, peut-être vaut-il mieux pardonner au député!?!
Exposition de photos à SADM
Je suis finalement allé voir l'exposition de vieilles photos à la Maison de la Culture de Sainte-Anne-des-Monts. Un beau petit bain dans le passé.
Il faut voir, entre autres, cette photo d'un flétan de 450 livres dans une vieille camionnette qu'on imagine rouillée et dans laquelle se trouvent aussi des gens fiers de leur prise. J'imaginais la face de tous ces émules d'Howard Hugues ou Michael Jackson qui rêvent d'un monde aseptisé à l'os où aurait disparue toute trace de bibittes à maladie (sauf de l'humain lui-même). Ça me rappelait ce que je vous ai déjà raconté sur ce pêcheur qui vendait sa morue fraîche du matin qu'il plaçait dans une petite remorque en bois tirée par un chien. La morue entière débordait de chaque bord. Le pêcheur (Ti-Fore Lajoie) déambulait ainsi dans les rues du Faubourg, plein soleil et mouches sur le poisson. Jamais entendu parler que des gens aient été malades de ça, au contraire! Ma mère mangeait de cette morue, d'un bout à l'autre. Il n'en restait qu'arrêtes, peau et nageoires.
On peut aussi voir une courte vidéo intéressante de 10 minutes sur les débuts de Sainte-Anne-des-Monts. On y constate déjà les liens "étroits" entre ce village et Cap-Chat.
Si le nombre de photos était assez réduit, on me dit qu'il en existe plus de 800 qui seront bientôt disponibles sur CD à la bibliothèque municipale de Sainte-Anne-des-Monts. Un beau projet à encourager ailleurs en Gaspésie.
L'exposition se termine le 18 avril. Il vous reste donc moins d'une semaine pour aller vous plonger dans un passé pas si lointain mais ô combien différent de la vie actuelle!
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(*) La farine blanche non blanchie ne contient pas de son ni de germe (comme la farine blanche), mais elle n’a pas été traitée avec des agents de blanchiment. Elle a donc une teinte plutôt jaunâtre, à cause de la présence de caroténoïdes (vitamine A).
Commentaires
1. Le dimanche 13 avril 2008 à 11:56, par aimée-rose
2. Le dimanche 13 avril 2008 à 12:18, par Marc-André
3. Le dimanche 13 avril 2008 à 18:22, par P.A. Beaulieu
4. Le lundi 14 avril 2008 à 07:04, par Marc-André
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