C'est à Haïti qu'un des premiers coups de tocsin vient d'être sonné. Dans l'un des pays les plus pauvre de la planète, ne pas pouvoir acheter la nourriture nécessaire pour ses enfants est un crime. Un crime que les plus nantis de la planète n'ont pas hésité à commettre. Un crime qu'ils justifient par l'augmentation rapide de la population mondiale dont les chinois qui décident, semble t-il, de se mettre au régime décadent et dégénératif américain. Plutôt que de se nourrir au riz et au tofu, les voilà qui mordraient comme des enragés dans ce qu'il y a de pire, la viande. Qui dit viande, dit pâturage. Et qui dit pâturage, dit nourrir les animaux qui ont besoin de beaucoup de fourrage.

Le président d'Haïti a donc jugé bon de baisser le prix du riz pour essayer d'endiguer une révolte croissante de son peuple (Article).

On parle aussi de toutes ces terres agricoles qui nourrissaient les êtres humains et qui ont été transformées en usine à éthanol. On y fait l'agriculture intensive de maïs dans le seul but d'alimenter... des automobiles. Au yable l'humain!

Sur les problèmes qui s'en viennent, les plus riches de la planète n'auront qu'eux à blâmer. Ils auront étirer l'élastique au maximum. Je ne parle pas ici de nos petits riches suffisants qui se prennent pour le nombril du monde parce qu'ils font l'étalage de leurs cossins. Je parle de ceux qui contrôlent la richesse mondiale. Ceux qui prennent les premières décisions. Pas les valets qui les appliquent.

Et quel sont donc ces problèmes qui s'en viennent? On parle d'abord de désordre dans les pays les plus pauvres puis de révoltes. Du haut de nos tours d'ivoire occidentales, on croira en un épiphénomène. Après tout, les pauvres de la planète, des nègres en grande partie, ce n'est pas si important. Mais, l'épiphénomène a déjà commencé à gagner les couches médianes de nos sociétés. Et, le jour où il en coûtera subitement le double dans les restaurant pour sortir sa progéniture gâtée, on aura touché la partie sensible de l'homme, sa panse. La panse, c'est pas touche, comme on dit. Surtout s'il faut vendre sa grosse utilitaire pour pour pouvoir se nourrir convenablement.

Il est rare que le Canada fasse mieux les choses que les USA en matière d'économie. Pour le moment, nous sommes épargnés. Mais on l'a répété souvent, quand les USA pètent, ça sent jusqu'au Canada. Actuellement, aux USA, on parle de crise majeure. Une crise probablement provoquée par des décisions économiques essentiellement orientées vers l'effort de guerre en Irak. Des milliards y ont été engloutis depuis cinq ans. Pour y faire quoi, on se le demande encore! Pendant ce temps, les habitants des USA perdent leur maison et les camionneurs se révoltent contre le prix du diesel.

Même les chinois sont obligés de contenir le développement trop rapide de leur économie parce que les dangers de crises sont évidents.

La table est donc mise pour une chose qu'on n'aurait pas cru entendre encore un jour, une guerre mondiale (Article)!

La réflexion est donc lancée. L'imminence d'une guerre changera t-elle les mentalités? Personnellement, je n'y crois pas. J'aimerais juste me tromper. Qu'en pensez-vous?