Violence et complicité
Par Marc-André St-Pierre, mercredi 23 avril 2008 à 14:11 :: General :: #281 :: rss
La réponse est non!
La ministre Courchesne décide donc d'intervenir. Mais, déjà, en partant, quelque chose cloche. On dit que «Chaque école primaire et secondaire devra se doter d'un plan pour contrer la violence en ses murs.» En laissant le libre arbitre à chaque école on donne aussi à chaque école l'opportunité de continuer à cacher ce qui se passe. Et quand se présentera un problème majeure (on ne pourra tous les cacher), soyons certains que nous entendrons dire ceci: «nous n'avons pas suffisamment de moyens et de ressources pour un plan adéquat!». On accusera les gouvernements de ne pas donner assez d'argent parce que tout ça coûte cher! Et la chansonnette des revendications et de la quête des subventions repartira de plus belle!
Autant je pense que chaque école doit avoir plus de liberté autant je crois qu'en matière de violence, les écoles ne peuvent pas être des postes de polices. Le gouvernement du Québec doit légiférer clairement, établir des règles claires sur ce qui est permis à l'école, voire jusqu'à porter des accusations envers parents et enfants violents.
Mais là, on tombe dans un débat plus flou. On a laissé les psychologues nous dire que les criminels ne sont criminels que parce qu'ils ont eu une enfance difficile. Pour la même raison, on justifie le n'importe quoi des enfants dans les écoles et des lois - dites de protection de la jeunesse - viendront carrément entrer en conflit avec les décisions des directeurs d'école s'il n'y a pas de nouvelles lois pour les épauler!
Nous sommes dans un système qui étouffe toute intervention logique parce que chaque petite corporation, chaque petit mouvement tient à sa chasse gardée, question de job et d'argent, bien sûr. Ça n'a rien, je dis rien à voir avec l'enfant.
Vous savez ce que je pense de l'omniprésence des psychologues au moindre événement dramatique qui se passe au Québec. De leur Toute-Puissance à l'intérieur des écoles. Ils ont le nez fourré partout et un nez souvent pas aussi spécialisé qu'on voudrait nous le faire croire. Parce que, petite parenthèse, on est en train de découvrir qu'au Québec un grand nombre de diplômes universitaires dans beaucoup de matières n'aurait peut-être pas autant de valeur qu'il se doit. C'est à dire que, pour pouvoir faire un max d'argent, plusieurs facultés auraient diminuer les difficultés inhérentes à leur matière. La faculté de psychologie est dans le collimateur. En fait, il n'y aurait que quelques facultés qui ne sont pas touchées par cette «édulcoration» des cours, soit la faculté de médecine et les HEC.
Autrement dit, comme je le dis souvent, il y a trop de ces petites bibittes à neurones qui croient tout savoir sur l'être humain et qui ont encore le nombril vert et la couche aux fesses qui sévissent dans nos lieux publics! Et les plus vieux, quand ils interviennent dans les médias, par exemple, nous récitent une suite de clichés, de lieux communs, d'évidences si enfantins qu'on se demande comment il se fait que tant de gens n'allument pas plus devant ce phénomène!
Donc, pour régler le cas de la violence dans les écoles - en fait, on ne le réglera jamais totalement - ça prend des lois claires. Ça prend aussi le courage d'encadrer avec vigueur les drogueurs et les «logoques» qui ont en mènent trop large dans nos écoles. Quand je parle de drogueurs, je ne parle pas des revendeurs de camelote dans la rue. Je parle des revendeurs de Ritalin et autres cochonneries dont on commence à voir les effets pervers sur les enfants!
Pour le moment, la violence risque de durer encore longtemps. Parce qu'il y a cette complicité tacite des intervenants qui risquent de tuer dans l'oeuf ou de nuire à toute intervention positive - et peut-être coercitive - pour régler ce problème! Et, dès qu'il est question de coercition, les «lologues» se contorsionnent et deviennent méchants. Normal, parce que qui dit coercition dit aussi intervention directe sur les fauteurs de troubles et sorte d'aveu d'échec de toutes les théories qui nous promettent le Nirvana de la rectitude intellectuelle... pour peu qu'on consulte les prêtres de la nouvelle religion québécoise, bien sûr!
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Famine provoquée?
Je veux soulever deux petites choses. La première est qu'il serait bien possible que la hausse vertigineuse des prix de l'alimentation de base ne soit pas due uniquement au fait que l'agriculture s'est orientée vers la culture exclusivement pour les ressources énergétiques de remplacement comme l'éthanol. On parle d'une possibilité que ça soit tout simplement provoqué par les lobbies pour la culture des OGM qui sont soudainement devenus très actifs sur la scène mondiale jusqu'à faire fléchir l'Europe qui, d'ordinaire, est totalement fermé à tout ce qui est OGM. C'est à voir!
La deuxième, c'est qu'au fond du fond, il fallait bien s'attendre que nos abus de riches gros-gras aux besoins étourdissants finissent par avoir des répercussions sur la vie humaine. Car, il faut bien engraisser nos gros culs de cossus, ravitailler nos rutilantes pollueuses, s'assurer que nos bars ne manquent jamais d'une seule goutte d'alcool et que tous les appareils technologiques derniers gadgets se retrouvent dans sa maison aussitôt leur conception. Que des centaines de milliers de nègres ou de latinos meurent pour ça, c'est pas bien grave!
Cancer: un cercle vicieux
Vous le savez, je le dis souvent aussi, nous seront bientôt à 50% de la population qui mourra de cancer. Une personne sur deux. Dans les années soixante, c'était une personne sur cinq et on trouvait ça épouvantable au point de développer les lobbies du cancer chargés d'intervenir pour faire gonfler les budgets de recherche.
Il me vient pourtant cette réflexion. Mis à part de nous brailler ça sur des pubs médiatisés, que faisons-nous au Québec pour changer la donne radicalement? Pas grand chose. Je suis étonné de ne pas voir plus de gens se poser des questions, être en furie et dénoncer tout ce qui nous rend si malades!
Le problème est simple. On donne des subventions pour les budgets de recherche. On finit par découvrir ce qui nous rend malade. On fait peur aux gens. Arrive les contre expertises des lobbies de la malbouffe qui discréditent ces recherches. D'un même élan, ils offrent des palliatifs faiblards en vendant des salades «natures» et écrivent n'importe quoi sur leurs produits pour qu'on croit manger santé. Comme nous nous croyons sauvés, nous continuons à malbouffer. Nous continuons d'être malades et les recherches continuent à bouffer de la subvention.
Serons-nous plus alarmés quand on annoncera, dans 10 ans, que 75% de la population québécoise va mourir de cancer? Non, parce que tout ça est tellement banalisé et balisé entre les alarmistes et les pleurnichards qui essaient de nous faire pleurer à notre tour et l'industrie chimico-alimentaire, que nous ne savons plus sur quel pied danser. À mon idée, les pieds ne devraient servir, pour un moment, qu'à se donner des gros coups au cul pour se redresser les méninges* parce que, entre vous et moi, le déclin de l'être humain est bel et bien amorcé et risque bientôt d'atteindre son point de non-retour!
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* Hé oui, les méninges semblent rendus aussi bas!
Commentaires
1. Le mercredi 23 avril 2008 à 14:54, par P.A. Beaulieu
2. Le mercredi 23 avril 2008 à 15:46, par Marc-André
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