La planète Pauline
Par Marc-André St-Pierre, lundi 28 avril 2008 à 13:47 :: General :: #284 :: rss
Madame Pauline me rappelle un peu Mario Dumont. Elle tâte le pouls puis garroche le gros morceau. Or, son gros morceau à elle, c'est toujours une vieille idée péquiste qu'elle tente de faire remonter à la surface pour lui donner un souffle nouveau qu'on devine impossible sans elle. Comme si tout ce qui s'est fait avant ne valait rien. Pire encore, comme si tout ce qui se fait présentement n'entre pas dans son cerveau.
Madame Pauline sait-elle qu'il y a des préoccupations croissantes chez "son" peuple de loin supérieures à ces maudites conneries nationalistes et à cette idéologie socio-démocrate dont le mot démocrate doit être gommé? Oui pour le français! Mais pas au détriment de problèmes plus urgents. Le Québec est sur le cul, actuellement. Des milliers de gens perdent leur emploi. Alors, quand on leur présentera un job, peu importe s'il est en serbo-croate, ils travailleront!
Madame Pauline oublie qu'elle surfe actuellement sur la vague de déception d'un ADQ qui déçoit. Mais, à sa décharge, si on peut dire ça ainsi, la chère madame semble être complètement partie sur une autre planète. Ce qui n'est pas si rare chez les gens dont le statut social se marie mal avec les projets de société populistes auxquels ils font mine de nous convier!
Parenthèse: en ce qui me concerne, mes déceptions sur l'ADQ ne sont pas celles dont on parle sans cesse dans les médias. Qu'un parti connaisse des problèmes, ce n'est pas rare. Mais qu'un parti qui connaît des problèmes ne démontre aucune volonté d'ajustement c'est plutôt décevant. Mario a perdu son ton mordant, ironique et juste quand il parlait de l'actualité et des autres politiciens. C'était sa marque de commerce. Actuellement, il ressemble à un petit enfant lâché dans un magasin de porcelaines.
Revenons à Madame Pauline. Juste pour lui rappeler que le prix de l'essence risque de modifier beaucoup de choses dans les prochaines années. Le prix des aliments aussi. Qu'il faut aussi régler la question de l'immigration en mettant la priorité sur les québécois déjà en place. Car, à quoi sert-il d'inviter des gens chez-nous si les hôtes ne travaillent pas, doivent se serrer la ceinture de plus en plus, constatent la disparition de leur culture, etc? On ne fait que préparer un baril de poudre...
J'écoutais le très intéressant Max Gros-Louis à Tout le Monde en parle hier soir. Je me dis que si on n'est pas capable de régler la question indienne au Canada et au Québec, on est bien mal venus et mal foutus de prétendre pouvoir s'occuper des immigrants de manière respectueuse. À vrai dire, je ne crois justement pas qu'il s'agisse pour nous d'une bien grande priorité. Qu'ils se débrouillent quand ils arrivent ici! Par ailleurs, il semble que nous commencions à comprendre le problème. Voilà pourquoi, pour une rare fois, un sondage penche vers une idée de Mario, c'est à dire moins d'immigration. C'est dire qu'encore une fois, le peuple est en avance sur ses politiciens!
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C'est pas fort du côté politique québécoise depuis un bon moment. Mario Dumont chute, par sa faute, il devra l'avouer. Ça fait deux fois qu'il atteint des sommets de popularité et qu'il ne sait pas quoi faire avec! Pauline Marois nous réchauffe une sauce déjà pas mal indigeste. Et la popularité du Parti Libéral est peut-être due à un travail sur le terrain. Mais, il y a une autre raison. Quand on regarde le choix qu'on a, on prend le moins pire. Pas le meilleur. Faire un sondage de popularité sur trois partis donnent incontestablement plus de popularité pour un parti que pour un autre. Dans le cas de trois partis qui tournent en rond, c'est une question de coups de dés, tout simplement!
Ce qui m'amène à parler d'un vieux cliché qui me pose une question que je juge fondamentale. Très souvent, pour ne pas dire tout le temps, quand arrive sur la scène politique un nouveau parti, l'un des premiers réflexes des partis en place et des chroniqueurs politiques est de parler de la division du vote. Or, s'il y a quelque chose d'un peu brouillon, à la limite de la sottise, c'est bien d'avoir rendu vérité une pareille fausseté. En démocratie, ne devrait-on pas avoir toutes les possibilités? Même s'il y a deux cents partis, n'est-ce pas là un avantage de notre démocratie? Toute voix qui s'élève pour promouvoir la présence de deux ou trois partis, à la limite quatre ou cinq, ment sur ses véritables intentions! Il serait, à mon avis, plus juste de parler de division de la tarte financières que de division du vote.
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- Pas entendu parler ce matin que Radio-Canada se serait excusé que Sylvie Tremblay ait traité Mario Dumont de dictateur à l'émission Tout le monde en parle. Ben pour dire! D'ailleurs pourquoi faire une nouvelle avec ça? N'entend-on pas aussi parler de la poigne de fer de Pauline Marois et de Jean Charest? La dame Tremblay souffre probablement d'un ego hypertrophié qui la rend instable partout où elle passe parce qu'elle n'est pas encore chef de quelque chose. À elle de créer un nouveau parti!
- Vous allez probablement me lire plus souvent parler de Radio-Canada. J'annonce d'avance mes couleurs, peut-être pour devancer les fins analystes qui finiraient par voir une sorte de petite vendetta envers la Société. En fait, c'est presque ça. Le fait est qu'à Radio-Canada, la contestation, la critique, enfin tout ce qui ne flatte pas l'ego de la boîte, est jeté à la poubelle. Ça fait plus de deux ans que je ne reçois même plus d'accusé de réception à mes courriels. Parce qu'il y a deux ans j'avais critiqué une décision. D'ailleurs, je vous invite à critiquer les émissions où quelque chose vous dérange, juste pour voir. Mais avant, envoyez un courriel et dites des bonnes choses, pour comparer. Même si la plupart du temps on nous invite à écrire et qu'on lit tout, je pense que la Société est à l'image des gens qu'elle engage, et je parle ici entre autres de Fabienne Larouche!
La plupart de mes envois ultérieurs à la critique qui m'a fermé la porte ont probablement été rejetés. Les quelques rares exceptions sont venues d'une pression pour recevoir une réponse. Et ça ne marche pas souvent. J'ai cependant reçu un courriel «par erreur», qui aurait circulé à l'interne à Radio-Canada où on me traitait de frustré. Que je sois frustré ou non, Radio-Canada n'a pas à juger ça et est là pour servir le public. À moins de cas grave, toute personne qui écrit à Radio-Canada a droit au respect. Et le premier geste de respect c'est bien de recevoir une réponse quand on écrit.
L'avantage d'internet c'est ça. Avant, on restait un anonyme. Les parvenus suffisants, qui gèrent avec notre argent, faisaient la pluie et le beau temps.. Maintenant, quand on ne peut pas être respecté dans une chose aussi fondamental qu'une réponse à une ou des questions, internet nous permet de mettre un certain pendule à l'heure!
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