LE MONDE SELON HARPER

Il y a longtemps que je n'ai pas parler de Stephen Harper. Je vais résumer assez rapidement. Stephen Harper est un homme dangereux à qui il ne faut pas du tout donner le pouvoir.

Harper ne vit pas en démocratie dans sa tête. Le monde de Harper est une dictature pure et simple ou personne n'a le droit de le contrarier, de contrarier son parti, sa femme et son chien. On l'a vu dernièrement avec l'histoire d'Élections Canada. On le voit de temps à autre lorsqu'il décide de fermer des portes à des organismes utiles pour une société hétérogène. Même chose lorsqu'il empêche ses ministres et encore plus ses députés de parler. Plus encore quand il refuse de commenter des événements aux journalistes si ce n'est que pour leurs répéter des clichés essentiellement électoralistes. Et voilà que, dernièrement, il vient de s'occuper de l'accès à l'information. La banque de donnée du Système de coordination des demandes d'accès à l'information (SCDAI) (L'article).

La méthode employé par Harper est pourtant prévisible. C'était dans l'air du temps que des réactions finiraient par se produire. Elles sont le résultat, la réaction, à la Charte des Droits si bêtement défendue, souvent, par le PLQ. Si le PLQ y mettait quelques nuances, si le PLQ travaillait à certains amendements «logiques», Stephen Harper n'en serait pas à ressembler de plus en plus à un petit Idi Amin Dada du Nord. Mais, me direz-vous, Amin Dada faisait tuer sauvagement ceux qui le dérangeaient. La méthode était radicale. Mais, si on fait abstraction du fait que nous sommes en Afghanistan, arbitrairement, et que nous y tuons des gens qui ne nous ont jamais rien fait, il y a différentes manières de tuer des gens.

Le problème Harper doit être réglé aux prochaines élections. Maintenant, au niveau du choix de changement, on ne peut pas dire que nous soyons choyés!

________

Mon rêve d'une entente entre Pascal Bérubé et Nathalie Normandeau, pour le bien des gaspésiens, est resté au niveau du... rêve. Après vous avoir présenté une vidéo d'une entrevue réalisée sur Radio-Canada Québec avec Mme Normandeau et M. Bérubé, j'avais émis le souhait qu'une page soit tournée et qu'on se préoccupe d'abord des intérêts régionaux.

Mais, pour une connerie, pour des intérêts impossibles à discerner, pour le moment, l'histoire de la pourvoirie qui sera imposée à la Haute-Gaspésie risque plutôt de faire le contraire, c'est à dire de tourner en cauchemar une situation déjà trop précaire.

Une chicane inutile, inappropriée et nuisible au développement de la Gaspésie (l'article) risque finalement de mettre en péril une paix relative entre deux nations qui ne s'étaient que rarement affrontées. En fait, les quelques affrontements se situaient surtout dans le domaine de la pêche. Alors pourquoi s'être mis les pieds dans les plats de cette manière? Pourquoi créer des situations de conflits là où il n'y en avait guère?

J'avoue encore ne pas comprendre la ministre Normadeau. Mais, comme tous les politiciens, elle a probablement les menottes aux poignets. La véritable décision ne semble pas lui appartenir. Sinon, comment expliquer tous ces silences, toutes ces cachotteries, tous les reports et toutes ses sautes d'humeur.

S'il n'y avait que Pascal Bérubé pour s'élever contre la venue d'une pourvoirie autochtone exclusive sur la Baldwin, il perdrait son temps. Plusieurs intervenants du milieu se sont prononcés contre! Il doit bien y avoir des raisons pour cela dont mme Normandeau devrait tenir compte, me semble!

_________

Cure d'amaigrissement

Matane (la mairesse et quelques amis) veut passer de 8 conseillers à 6. Population: 15 000 habitants (l'article).

Dans tous les processus de fusion, on le sait, on le voit, on le subit, ce sont toujours les centres de décisions qui ont le pouvoir. Pensons seulement à la fusion des caisses en Haute-Gaspésie. Tourelles et Cap-Chat voient progressivement s'effriter les services, sans que ça n'y paraisse trop à première vue. Mais, il faut seulement voir ce qui se passe à Cap-Chat, alors que un à un les conseillers locaux, de qualité, s'en vont vers Sainte-Anne-des-Monts.

Les promesses de toujours tenir compte également de tous les fusionnés (généralement de force) s'avèrent rapidement n'être qu'un somnifère qui endort (encore) un peu tout le monde.

Que ferons maintenant les petites municipalités comme Cap-Chat et Sainte-Anne-des-Monts dont le nombre de conseillers seraient trop élevés, si l'on se fit à cette vague de coupure dont le seul critère pour prendre cette décision se trouve être le nombre d'habitants (lire l'argent que ça coûte)? À petite échelle, la mairesse de Matane et ses pairs semblent se laisser inspirer par la manière de penser du Directeur Général des Élections.

________

Gros mensonge et encore de l'argent de nos poches

L'annonce par le Parti Libéral de la venue du géant de l'informatique Morgan Stanley avec ses 500 emplois (dont j'ai parlé dans mon dernier blog), c'est un gros écran de fumée électoraliste. Rien de plus. Sauf que, petit peuple d'accroupis, nous allons accueillir cette compagnie qui, dit on, en plus d'avoir reçu ce gros chèque de BS de notre part, en plus de ne créer que 300 emplois (au mieux!), n'avait pas vraiment le choix de venir à Montréal sinon elle perdait une bonne part de son expertise qui la gardait au top des meilleurs dans le domaine. Autrement dit, tout ça c'est du graisse pa-pattes entre copains! Parce que déjà 200 des emplois existent à Montréal (l'article)!

On viendra nous dire de nous serrer la ceinture. On viendra nous dire qu'il faut payer plus pour certains services, qu'il faut payer pour la santé. On pourra nous dire n'importe quoi. Nous savons au moins une chose. Nous sommes gérer par des voleurs qui pigent allègrement dans l'argent des contribuables pour s'amuser entre eux. Pourquoi continuons-nous à accepter ça?

Je continue à plaider pour que les vérificateurs généraux aient des mandats décisionnels. Ça prend des policiers pour nos politiciens, des comptables qui vérifient les chiffres et qui appliquent les mêmes règles qu'en milieu privé (sur l'exemple américain, puisqu'ici les voleurs à cravate et à foulard ne sont imputables d'à peu près rien). Les politiciens devraient savoir qu'en s'engageant en politique il y a des règles strictes à suivre et qu'il n'existe aucune immunité dès qu'il y a faute!

________

Pas d'éoliennes pour Sainte-Anne-des-Monts suite aux décisions prises aujourd'hui dans le cadre des appels d'offre d'Hydro-Québec. Par contre, il y aura un parc d'éoliennes à New-Richmond (66 MW). Tien Tien! (L'Article).

Je ne sais pas comment on le prend à Sainte-Anne-des-Monts. Mais, comme me le disait une source bien informée, tout n'est pas terminé! Mieux, il faudrait pour Sainte-Anne une usine de pièces. Ça crée des emplois! Sauf que, le problème qui se pose se trouve au niveau des infrastructures tel un port.

Qu'à cela ne tienne, il est temps qu'on s'y mette pour qu'on cesse de nous abreuver de toutes les pires raisons pour toujours ne rien donner à la Haute-Gaspésie. Nous avons les conditions maritimes pour un port en eaux profondes. Comme je le disais à mon interlocuteur, on cessera peut-être aussi de nous parler que nous sommes loin. Quand je tiens un stylo entre les mains Made in China payé à un prix normal, je me dis que l'argument de la distance ne tient plus aujourd'hui. Surtout si on pense à tout le chemin que parcourent ces petits cossins pour se rendre jusqu'ici!

________

Tranquille dans les chaumières

On voit que la belle saison se pointe à l'horizon. Les commentaires se font plus rares. Même sur le blog de Musique Plus à Cap-Chat, ça a été assez tranquille. Je juge surtout par les courriels que je reçois. À part deux courriels par des intervenants impliqués dans le concours, pas un seul des lecteurs. Ça, c'est rare. Parce que, d'habitude, les plus gênés ou ceux qui ne veulent pas être identifiés de quelque façon que ce soit m'écrivent directement. Aussi, je prends bien conscience que le sujet a beau être positif, il n'a guère plus d'impact que les sujets plus négatifs ou agressifs. Au contraire de ce qu'on me dit parfois.