Sauf qu'il ne s'agit là que de pures apparences. Il y a peut-être plus de vrais gros scandales qu'on ne le croit! Faudra bien une enquête. Ce n'est pas normal que tous les projets qui sont présentés du côté Nord de la péninsule aient à affronter des batteries de funestes et insignifiants fonctionnaires inutiles, ne ramassent jamais la sympathie politique, sauf en temps d'élection, et se concluent toujours de la même manière, les promoteurs abandonnent parce que littéralement écoeurés de toutes les tracasseries qui leurs tombent dessus.

C'est le cas du projet d'extraction d'alumine à Grande-Vallée. La compagnie Exploration Orbite remet l'entière faute de l'abandon du projet aux politiciens. Elle dit même que ni le maire ni les gens de la MRC ne l'ont appelé. Et, une phrase particulièrement assassine qui en dit plus que long: «on veut plus installer ce projet en Gaspésie que la Gaspésie (elle-même)!» (Donc, il n'y a pas qu'en Haute-Gaspésie où la MRC dort au gaz et parade pour son agenda et ses patrons pour leur CV $$$!).

Vous vous souvenez peut-être que j'ai déjà dit qu'un des problèmes majeurs en Gaspésie serait que les intervenants politiques et surtout économiques ne veulent pas d'un développement en Gaspésie. Quelques-uns se sont moqués. C'est facile! Posez-vous donc la question à savoir pourquoi ça bloque tant! Et, ne me parlez surtout pas de cette attitude peu invitante que nous avons. Je penche pour un plan bien organisé afin de vider le coin! Il y a d'un côté les fonctionnaires qui suivent le plan Higgins-Raynauld-Martin chargé de centraliser le développement à Montréal et sa région immédiate (disons que ce n'est pas une réussite) et de l'autre, les gens d'affaires et les politiciens qui semblent embarquer dans le projet parce qu'il leurs serait rentable d'une certaine façon. Je persiste, il y a un plan...

Prenez par exemple, cet autre passage dans la nouvelle où il est question que les documents de la compagnie qui «aurait» cherché à s'installer à Grande-Vallée ont été perdus trois fois. TROIS FOIS!!! S'il n'y a pas là un geste délibéré...

Ça nous prend une sorte de vérificateur général pour la Gaspésie. Il faut savoir ce qui se passe avec nos projets. Il faut savoir qui bloque les projets. Il faut savoir si les politiciens n'ont vraiment pas autant de pouvoir devant leurs fonctionnaires qu'ils le disent. Et, si c'est le cas, annexer les comtés de la Gaspésie avec les comtés du Centre du Québec puisque les pouvoirs politiques sont inutiles, sauf pour donner des gros bonbons électoraux comme le fait la maîtresse N.N du Sud! Dit autrement, si les politiciens ne peuvent rien faire pour aider au développement de la Gaspésie, particulièrement de la Haute-Gaspésie, nous n'avons pas besoin de comtés ici.

Ça prend une enquête publique sur ce qui se passe ici!

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Exit prévu

La saga Maxime Bernier prend donc fin sur une démission depuis longtemps prévisible. Ça sentait la soupe chaude bien avant l'arrivée de la Pitoune! Les innombrables gaffes, si petites soient-elles, du «ministré» par dépit, ont sûrement dû faire sourciller le PM.

Tous les torts se rabattent pourtant trop vite sur l'ex-ministre Bernier. Madame Couillard serait-elle aussi victime qu'elle l'entend? Bien des doutes demeurent.

Des doutes sur la sécurité canadienne, soit-dit en passant. La raison passe-partout pour foutre le ministre à la porte c'est d'avoir laissé des documents classés confidentiels à la traîne chez sa poupée d'un soir! Or, si une part de la faute incombe à Bernier, une autre à Couillard, la plus grande part de la faute doit retomber sur les fonctionnaires assignés à la sécurité du pays. Selon l'ancien ministre Jean Lapierre, les documents ont des «tags» et ne peuvent rester longtemps hors de portée de vue de la sécurité. Comment se fait-il que dans ce cas-ci personne n'ait signalé la disparition de la mallette?

Ce n'est pas le premier cas de manque flagrant aux règles les plus élémentaires de sécurité au pays! L'histoire canadienne remplie un livre bien épais dans ce domaine. Et, malgré le fait qu'on nous fasse des grandes démonstrations de sécurité abusives depuis 2001, les choses n'ont pas changé à Ottawa.

Finalement, j'aurais pu vous montrer la photo de la madame Couillard. J'ai pensé que vous l'aviez assez vu partout ailleurs!