Mais, le monde étant ce qu'il est, il faut parfois faire avec, comme on dit. Les armes existeront tant que l'Homme sera ce prédateur fou raide prêt à tuer tout ce qui le dérange. Et tant que ce pas ne sera pas fait, les armes ont une certaine utilité. J'avoue ne pas savoir laquelle encore parce que je ne vois pas utile de tuer quelqu'un qui pense différemment. À moins que sa différence s'exprime par la violence. Bon, c'est le cercle vicieux!

Mais voilà qu'une cellule de la cavalerie de la rectitude politique québécoise fait surface(lire ceci) (et ceci). Elle vient de découvrir que sur certains camps d'été des cadets (terre, mer et air) s'entraînent avec des armes à feu et parfois de vraies balles! Ouch! Et repart aussi toute la suite des bêtises qui s'étaleront entre l'effet de violence que ça entraîne chez les jeunes et la disparition pure et simple de toute arme à feu!

Or, je voudrais rappeler à ces messieurs-dames qui virevoltent dans les hautes sphères de leurs lubies que je suis issu, comme de très nombreux jeunes de Cap-Chat, d'une époque où les Cadets de la Marine avaient une reconnaissance, une crédibilité et une place très enviée chez-nous. Que plusieurs d'entre nous ont eu des armes à feu entre les mains, principalement quand nous allions sur des camps à l'extérieur comme à Cornwallis en Nouvelle-Écosse ou à Quadra en Colombie-Britannique. Je ne crois pas que ça nous ait rendu plus violent. Les choses étaient comme ça, c'est tout. Ça n'a pas donné le goût de l'armée à tout le monde, pas plus que le goût d'une arme sous son oreiller! Tout est une question d'encadrement.

Et, si vous avez bien lu le début de mon texte, non seulement je ne suis pas devenu plus violent mais je suis contre la guerre et les armes à feu. Sauf que, dans le domaine des armes à feu, comme dans bien d'autres domaines, je pense que la coercition est une aberration que les groupes de pressions n'approuvent pas eux-mêmes dans les cas qui font leur affaire. Par exemple, quand il s'agit d'être plus sévères avec les bandits en prison qui ont des trains de vie dont plusieurs d'entre nous ne peuvent même pas se permettre. Là, il faut les dorloter pour les changer, pas les punir!(*)

Les armes à feu, comme les guerres, disparaîtront quand l'Homme sera plus sage. Ce n'est donc pas pour demain.

Comme c'est devenu une maladie chronique au Québec, il faut donc s'attendre à une levée de bouclier, à une AUTRE réglementation sévère, c'est à dire à quelque chose qui nous prend par la main pour nous conduire là où l'on décide de nous envoyer de force. C'est le cas pour la vitesse au volant par exemple. C'est même rendu qu'on retrouve ici et là des enseignes lumineux nous dictant notre conduite sur la route. Faut le faire! Vraiment, ça dépasse les bornes du maternage!

L'être humain peut très bien s'acclimater de lois et règlements normaux et logiques. Mais quand on discerne à sa place, il étouffe. Quand il étouffe, il est cherche de l'air et est donc prêt à tout pour respirer. Même à utiliser la violence qui, pourtant, n'est pas nécessairement dans sa nature! Un peu comme un animal qui se sent pris...

Si on se fie à tous les théoriciens de la neurone qui déferlaient il y a quelques années lorsque sont arrivés les jeux violents sur le marché, nous serions en pleine hécatombe. Il n'y a pas d'hécatombe mais on continue quand même à nous faire peur, à nous parler de tous les dangers inhérents aux objets qui ont l'air violent. Tout est toujours une question de discernement. Comme j'aime souvent le dire, avec un marteau on peut construire des maisons ou... frapper sur les gens!

C'est exactement le même phénomène qui s'est produit quand les savants-fous ont décidé de faire disparaître les émissions pour enfants des années 60 et 70 pour les remplacer par les gnagnagna que sont les Passe-Partout et autres émissions à haute teneur morale qui devaient, parait-il, éradiquer la violence de la tête de nos enfants! À voir ce qu'on voit aujourd'hui, peut-on parler de mission accomplie? Curieusement, ces émissions sont apparues au même moment où on disait à l'Église catholique de se fermer la gueule avec sa morale!

Je me demande s'il y a des gens dont le seul métier n'est pas de foutre le bordel dans la vie des québécois en général. C'est comme si tout ce beau monde s'essayait à devenir des petits Jean-Marie De Koninck qui, disons-le, commence à en beurrer pas mal épais!

Sacrez-nous patience un peu!

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(*) Parlant de prison, je vous invite à télécharger ce petit PowerPoint qui devrait vous faire réagir un peu. Si ça vous tente de me dire ce que vous en pensez, ne vous gênez pas. Ça ne laisse pas indifférent, en tout cas.

Je remercie Serge Lemire de http://radiosherbrooke.com/ de m'avoir envoyer ce pps très "instructif". Et en passant, pourquoi ne pas allez faire un tour sur son site et essayer sa radio!