Les symboles autour de Bush
Par Marc-André St-Pierre, mardi 30 septembre 2008 à 08:44 :: General :: #381 :: rss
Mais, il y a un autre fil conducteur. Celui-là, je le voyais dans ma mire mais je n'avais pas décelé la symbolique. C'est en écoutant Paul Arcand à la radio lundi matin (lundi) que j'ai allumé. Le gros fil conducteur, c'est George Bush. Son mandat a commencé avec la destruction des deux tours du World Trade Center et se termine par la débandade de Wall Street. Deux symboles économiques forts des américains.
Sous le régime Bush, le libre marché, libre seulement pour ceux qui sont plein d'argent, a eu le vent dans les voiles. Le capitalisme sauvage à la sauce Bush s'avère donc aujourd'hui une faillite totale. En fait, c'est une faillite pour les petits. À n'en pas douter, les plus riches sauront s'en tirer. À n'en pas douter, les tentatives de Bush d'inonder de 700 milliards de $ le milieu servira uniquement à aider les plus nantis. Par la bande, bien sûr, ça pourrait aider un peu le simple citoyen. Un peu.
Le monde selon Bush, c'est celui de la déréglementation, celui de la haute morale religieuse, celui des coupures à des organismes de bienfaisance, celui de l'industrie militaire et des guerres inutiles, celui de la défense des amis du pétrole. Et si vous y regardez de près, c'est ce monde-là que Stephen Harper veut transposer au Canada. Lisez par exemple ce qui se passe avec les lobbies du pétrole au Canada. Le monde selon Bush, celui qui s'en vient ici, coûte des milliards de dollars quotidiennement aux américains. La seule guerre en Irak coûte plus d'un milliard par jour. Et combien coûte la nôtre, notre guerre, celle de l'Afghanistan?
Sincèrement, je n'arrive pas encore à comprendre comment des élus au pouvoir en arrivent à laisser l'économie entre les mains de personnes sans scrupules, sans des règles précises et sans intervenir rapidement quand des signes apparaissent de mauvaise gestion. Parce que des signes il y en a. Il faudra maintenant cesser de protéger ceux qui gèrent les finances. Qu'ils soient directeur de banque, pdg de compagnies, économistes, enfin tout ce beau monde qui vit dans une bulle intouchable, immunisé contre toutes formes de punitions. Comme si l'argent rendait le monde supérieur, au dessus de tout. Des bandits il y en a à tous les niveaux, partout, dans tout! Et, c'est généralement en prison qu'on envoie les petits bandits. Pourquoi pas les grands?
Au Québec, nous avons une habitude différente. En plus de les protéger, de les rendre imputables de rien, on leur donne de très généreuses primes de départ et des pensions à vie! Ça aussi, ça va craquer!
Quant à Bush, les symboles d'un des plus mauvais mandats de l'histoire américaine se sont accumulés autour de lui. Il quittera la présidence comme un roi déchu, après avoir accédé à son trône sur ce qui semble une tricherie contre le candidat démocrate de l'époque, Al Gore! Et son départ se fait sur fond de tricherie économique parce qu'il a laissé trop libre un marché géré par des «experts»!
Dion à Tout le monde en parle
J'ai écouté Stéphane Dion à Tout le monde en parle dimanche dernier (28 septembre). Une belle entrevue. Dion est impressionnant. On le sent très convaincu, très honnête. Après l'avoir entendu, je me suis demandé pourquoi ça ne fonctionne pas dans son cas? Pourquoi même à l'intérieur de son parti il est un «reject»? Parce que, entre vous et moi, c'est le chef qui m'a impressionné le plus jusqu'à maintenant.
Il faut donc admettre que les publicités négatives du Parti Conservateur (méthode dégueulasse, entre vous et moi) ont eu un réel impact. Depuis un an, les conservateurs s'appliquent méthodiquement à salir Dion. Et aujourd'hui, ce qu'ils ont semé rapporte. Les gens n'écoutent pas Dion. Ils répètent de Dion ce qu'ils entendent depuis un an. Voilà ce que j'ai toujours trouvé plate. Cette incapacité à se faire sa propre idée à partir de différents points de vue. On préfère répéter comme des perroquets ce que les autres nous ont préparé. Comme tous ces repas préparés qu'on met au micro-ondes et qui nous font perdre le goût d'essayer des recettes différentes, de notre cru, tous les jours. Ajoutons qu'à l'intérieur même du Parti Libéral, les frustrés que sont Michael Ignatieff et Bob Rae semblent avoir fait le nécessaire pour préparer la sortie de leur chef!
Dion ferait un bon premier ministre, j'en suis convaincu. Pas mal plus intéressant que Stephen Harper, tant qu'à moi. Si Dion était ici, je voterais pour lui.
La peur de Harpe(u)r
On entend souvent que Harper fait peur. Au point que des gens, des partis, veulent travailler ensemble pour empêcher un gouvernement conservateur majoritaire. Mais, les gens craignent-ils vraiment Harper? Je ne le crois pas. Plus il fait des annonces vers la Droite, plus il dérape, plus les sondages le donnent gagnant et majoritaire. De quelle peur parlons-nous alors?
Il ne faudrait pas oublier, cependant, que Harper est aligné sur la pensée républicaine américaine. Et que c'est cette pensée qui a donné le résultat qu'on constate actuellement aux USA!
Commentaires
1. Le mardi 30 septembre 2008 à 18:41, par Mona Lisa
2. Le mardi 30 septembre 2008 à 20:04, par PAUL
3. Le mercredi 1 octobre 2008 à 09:13, par aimée-rose
4. Le mercredi 1 octobre 2008 à 10:54, par Mona Lisa
5. Le jeudi 2 octobre 2008 à 11:53, par CAP-CHAT
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