C'est en chantant, armés de pancartes et en scandant quelques cris de ralliement que les jeunes de Cap-Chat se sont joints à ce mouvement provincial qui en est à sa première «représentation»!

Le départ a eu lieu à l'École St-Norbert où s'étaient aussi rendus les étudiants de l'Escabelle. Le parcours s'est fait sans aucune anicroche. Les marcheurs ont emprunté le faubourg puis, après avoir descendu ce qu'on appelait jadis la Côte du Gouvernement, ils sont revenus le long de la 132 jusqu'à l'Hôtel de Ville où le maire de Cap-Chat, Judes Landry a prononcé quelques mots pour l'occasion.

Commentaire:

En partant, je me demandais bien pourquoi faire sortir des jeunes pour rappeler aux gens qu'ils existent et que l'éducation est une chose essentielle dans notre société. Mais, à voir aller les choses, à voir à quel point nos jeunes sont devenus des rats de laboratoire pour des pousseux de crayons et après avoir entendu quelques professeurs me dire comment ça se passe, principalement à l'Escabelle, je pense que cette marche pourrait être reprise à toutes les semaines!

J'en ai entendu des vertes et des pas mûres sur ce qui se passe à l'Escabelle. Je vous jure, c'est presque un film d'horreur. Une horreur entretenue par les décideurs à Gaspé qui-s'-en-sacres-tu, de ce qui se passe ici. La réponse la plus fréquente qu'on reçoit à Cap-Chat c'est que les budgets n'existent pas pour ceci et pour cela. En ce qui me concerne, le ramassis de petits bureaucrates qui commencent à ressembler à un club privé pour Gaspé seulement donne la preuve par mille que les enfants et la qualité de leur milieu est le moindre de leur souci. Ils ont plus de temps à consacrer à trouver des emberleficotages pour épaissir leur compte de dépenses. Je ne serais même pas surpris qu'ils détournent des fonds consacrés aux écoles de la Haute-Gaspésie.

Je n'en dirai pas plus long pour le moment. Je compte bien revenir là-dessus d'ici peu. Et cette fois, il y aura des chiffres!

Quant à nos barbeux de Gaspé, je tiens à leur rappeler que tout ce qui monte finit par redescendre.

Ah, oui, je ne veux pas oublier un petit point tout de même important. Dans un de mes textes sur la CSCC que j'écrivais dernièrement, je parlais de ce non-sens qui fait que les directeurs d'écoles ne sont jamais dans leur bâtiment. Qu'ils passent leur temps sur la route à aller d'une réunion à l'autre. Or, j'ai appris qu'une partie de ces voyages n'est pas obligatoire. En fait, les directeur auraient droit d'en refuser 30%. S'ils font 100% c'est qu'ils le veulent. Ils pourraient donc être plus souvent dans leurs écoles. Question de choix, semble t-il!

Voir les photos de la marche.

Le pêcheur ne sait plus pêcher

Je lisais un article du Riverain sur internet dernièrement qui parle (encore) des petits déjeuners pour les enfants à l'école. Petits déjeuners qui, vous le savez, sont devenus une quasi obligation dans nos écoles parce que différentes raisons - bonnes et mauvaises - font que trop d'enfants arrivent en classe le ventre vide.

Juste de lire ça me révolte. Chaque fois que j'entends parler des Clubs de petits déjeuners je me pince pour savoir si je suis bien au Canada, au Québec ou dans un pays sous-développé. Et suis-je bien dans ce monde moderne où les scientifiques nous emmerdent depuis une cinquantaine d'années avec leurs inventions chimiques qui devraient toujours aider à nourrir toute la planète? C'est pire que jamais.

Je sais, le jugement social, dans pareille situation, est sans appel. Il s'agit de parents sans coeur, lâches, qui ne se lèvent pas le matin et qui dépensent leur chèque mensuel dans les bingos, les cigarettes et la bière. C'est toujours facile de juger les autres. Et on les juge bien plus durement que les voleurs de milliards qui viennent de mettre à terre l'économie mondiale.

Personnellement, j'ai toujours un peu de difficulté à me situer face aux Clubs des petits déjeuners. Mon argument principal, qui a par la suite été bellement démoli, était que ce genre d'activité servait aussi aux profiteurs. C'est à dire à ceux qui ont de l'argent pour nourrir leurs enfants mais qui, appât du gain oblige, ne donnent pas le déjeuners aux enfants sachant qu'ils recevront leur pitance à l'école. Vaut mieux ne pas perdre l'occasion de nourrir un enfant qui a faim même si pour cela il faut faire avec quelques profiteurs, fut la réponse que j'ai reçu.

Pourtant, une petite parade permet de nourrir tout le monde sans quêter. Le simple fait de demander aux enfants d'apporter une collation santé pour l'avant-midi. Il est assez rare que des enfants arrivent sans une petite boîte à lunch. N'oublions pas le «paraître». Quand un enfant a le ventre vide, ça ne se voit pas; et les enfants sont plutôt discrets là-dessus. Mais, quand un enfant arrive sans une collation préparée à la maison, c'est plus évident!

Dit autrement, je pense qu'il y a un temps on faisait la leçon aux gens qui allaient aider dans les pays pauvre. On disait qu'il valait mieux leur montrer à pêcher que de leur fournir le poisson. Au Québec, dans un pays riche, nous voilà de plus en plus à la merci des organismes de charité pour la moindre des choses. Les pêcheurs qui faisaient la leçon ne savent plus pêcher.

Des élections provinciales en vue

Un tout petit mot pour vous dire que la rumeur laisse à entendre qu'à peine aurons-nous eu le temps de nous remettre de l'insipide campagne électorale fédérale que le Québec se mettrait en marche à son tour. Et là date qui apparaît au radar serait le premier (1) décembre.