De visu, on pouvait avancer cette information au risque quand même de se faire dire qu'on écrit n'importe quoi, qu'on est mal informé. Mais le général, dont j'ai oublié le nom, j'en suis désolé, était interviewé sur RDI jeudi soir (9 octobre) à une émission spéciale sur l'économie. On y parlait des coûts faramineux (disponibles) de l'inutile guerre en Afghanistan. Une guerre qui, nous commençons à en savoir plus long, n'existe que pour la maîtrise du trafic de l'opium et de l'héroïne. Si un général dénonce les cachotteries qui l'avantagent parfois, à fortiori pouvons-nous le faire!

1- Le coût de cette orgie se chiffre à 200 millions par mois, selon les chiffres connus. Ce qui fait un grand total possible de près de 17 milliards de $. Cent canadiens dans la force de l'âge y ont laissé leur vie. Pourquoi? Il n'y a aucune raison logique à cette histoire. Et le pire c'est qu'on commence tranquillement à entendre les hauts gradés et certaines personnes bien placées préparer le terrain et nous dire à petite dose que nous sommes en train de perdre la guerre!

2- L'UQAM s'est retrouvé dans un trou de 400 millions de $ parce que des morveux à cravate ont joué aux princes. Notre généreux gouvernement libéral paiera la facture avec notre argent. Aucune imputabilité. Les morveux pourront sévir ailleurs sans restrictions autres que celles que leur imposera le doute qu'ils auront laissé quant à leur capacité de gérer.

3- Pendant ce temps, d'autres morveux à cravate ont décidé unilatéralement, arbitrairement, de ne pas payer les justes redevances aux villages gaspésiens qui accueillent leurs éoliennes. Quand sommes-nous chez-nous? Quand est-ce que nos terres et nos maisons nous appartiennent vraiment? Quand on sait qu'à n'importe quel moment une simple décision anti démocratique à laquelle nous ont habitué nos valeureux gouvernements peut nous déposséder, qu'est-ce qui pourrait bien donner un peu de scrupules aux planteurs anarchiques d'éoliennes?

Quand la Haute-Gaspésie présente des projets, il n'y a jamais d'argent. On peine à trouver quelques centaines de milliers de dollars. Pourtant, mettons les 17 milliards inutiles dépensés pour la guerre en Afghanistan. Alignons les zéros: 17 000 000 000. Ce n'est pas un chiffre énorme, me direz-vous, si on le compare aux chiffres américains. Restons dans notre ordre de grandeur. Prenons les 8 premiers zéros. Disons 10 millions de $. Dix petits millions de dollars qui pourraient être donné à la Haute-Gaspésie à chaque année. Qui permettraient le développement de l'agriculture, d'usines, enfin, qui feraient travailler beaucoup de monde. Dix millions par année, vous trouvez ça beaucoup? C'est juste 0,0005882% des dépenses militaires connues des 7 ans de l'Armée canadienne dans un seul pays, l'Afghanistan. Après ça, on viendra nous dire qu'il n'y a pas d'argent pour faire travailler le monde!

Prenons le «tout petit» montant de plus de 400 millions pour l'ego trip que fut celui de l'UQAM! Retirons encore le montant de 10 millions de $! Le pourcentage grimpe bien sûr. Il se retrouve à 0.025% de ce montant. Mais dans les deux cas, il est question de gros montants d'argents dépensés inutilement. Comment se fait-il qu'on trouve toujours l'argent qu'il faut pour soigner les riches et les militaires?

Comment se fait-il que le gouvernement québécois n'oblige pas, par ailleurs, les promoteurs de parcs éoliens à verser les justes redevances en Haute-Gaspésie?

De l'argent, il y en a. Même en Haute-Gaspésie on trouve les moyens de dépenser des gros montants pour des jobs ou des oeuvres inutiles. Soixante milles dollars pour la sécurité en forêt, quarante-deux milles dollars pour une brassée de bois! Et c'est sans parler des salaires payés à une poignée de membres inutiles. Tout cet argent qui pourrait rendre la Haute-Gaspésie productive du jour au lendemain et enfin changer la mentalité de quêteux qui nous afflige tant!

Ce qu'on finit par constater c'est une chose bien simple. Le sort du simple citoyen n'a pas d'importance. Chacun défend son patelin. Il n'y a pas de vision d'ensemble, pas de vision sociale. On est géré à la carte par des gens qui foutraient le bordel dans les banques et les multinationales s'ils s'y trouvaient soudainement administrateurs! Faut pas s'étonner de tous ces millions perdus uniquement pour réparer les pots cassés des bandits à cravate. Mais qui peut arrêter ça? Il est peut-être temps de songer à un genre ombudsman qui pourrait décider un moratoire immédiat dès qu'il y a plainte documentée d'organismes, de citoyens, de corporations ou de gens d'affaires des petites entreprises qui se sentent lésés par les décisions politiques. Qu'on applique les mêmes règles et lois à tous si le marché doit être ouvert et libre. Tout citoyen doit pouvoir rapidement se lancer en affaire pour peu qu'il a l'argent pour le faire!

Malgré tout ce que j'ai pu dire, il me reste encore une dose de confiance envers nos élus régionaux. Je parle de nos élus de la MRC. Et j'en appelle à leur volonté de nous sortir du marasme. Travaillez donc ensemble pour faire tourner le vent. L'argent existe, les propositions de projets sont nombreux, la volonté de beaucoup de citoyens est là. On ne veut plus vivre de la charité!

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Soulignons tout de même un petit point positif pour le coin. L'usine délaissée par Spielo, en février 2007, revivra grâce au contrat octroyé par Northland Power au fabricant d'éoliennes AAER de Bromont. La compagnie y fabriquera des convertisseurs de puissance et panneaux électriques. La maire de Sainte-Anne-des-Monts peut se féliciter de cet acquis qui procurera quelques dizaines d'emplois.