jeudi - février 22, 2007
Et c'est un départ
La campagne vient d'être lancée que déjà on parle de coups bas. Et dire qu'on se scandalise lorsqu'on voit les jeunes faire la même chose.
Je ne sais pas si vous êtes comme moi, un peu frénétique, un peu fébrile. Une autre campagne électorale s'est amorcée hier sur fond habituel d'attaques et de promesses. Ce sont les promesses qui attirent mon attention. Celles dont seront encore capables les libéraux après un des pires mandats à ce titre, un mandant de mensonges, de promesses non tenues, de poudre aux yeux.
Je me demandais encore la semaine dernière si les libéraux auraient suffisamment de front pour nous parler de la santé. En fait, je savais bien que les menteurs chroniques sont capables de tout et surtout de ne pas savoir qu'ils mentent. Et bien, je n'aurai pas eu à attendre longtemps. D'entrée de jeu, le Parti libéral fait des promesses sur la santé, mesdames et messieurs. Oui, sur la santé, je vous le jure.
Quand j'ai lu ça, j'ai essayé de me mettre dans la peau des libéraux qui auront à vendre cette salade à des gens qui fréquentent le système de santé quotidiennement et qui voit bien que le bordel ressemble maintenant aux ruines de l'ancienne Rome. Quand les médecins ont le droit de parole, ils nous font comprendre à quel point les dangers de maladies sérieuses sont importants dans les hôpitaux. Les délais d'attentes sont très longs, les "accidents" de travail, sont fréquents. Mais, pire encore, il y a les incompétents de la médecine, tout comme les incompétents dans les bureaux. Le système de santé est un mauvais terme. Il faudrait l'appeler le système de brousse.
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Jean Charest veut rappeler le passé de André Boisclair si celui-ci
fait... de la politique. Quelle belle porte ouverte à Boisclair.
Les québécois n'ont pas l'habitude d'apprécier les coups bas. On
n'est pas aux USA ici. Si Boisclair a pris de la cocaïne, on se
demande parfois si Charest n'aurait pas dû en prendre... pour le
connecter un peu à certaines réalités.
Les enjeux préférés... et puis après
Les québécois veulent qu'on débatte sur des enjeux sérieux. Les histoires niaiseuses de cocaïne n'intéressent pas grand monde, selon des vox populi. Malheureusement pour le peuple, c'est le contraire pour les politiciens. Les vrais enjeux ont peu d'intérêt pour eux. Ils les forcent à réfléchir et à argumenter sur la place publique. Ça les conduit à faire des erreurs. De plus, quel intérêt d'en débattre puisque dès que les élections sont terminées, les engagements prennent le bord de la poubelle. Dites-moi, sincèrement, allez vous croire Charest lorsqu'il va défendre son bilan sur la santé et promettre de grandes choses pour l'améliorer encore plus?
Les campagnes électorales c'est de la bouffonnerie. C'est un show de gros bras. Pas de contenu. Je m'étonne encore que 14% sont indécis et attendront ce que vont dire les politiciens pour faire un choix. Je ne m'étonnerais pas si le Parti libéral avait rempli la plupart de ses promesses mais connaissaient quand même des problèmes sur des points majeurs.
Ce qui pose question c'est que ces 14% attendront de voir qui va le mieux se sortir des combats de coqs qui s'en viennent, surtout lors de débats. Le contenu n'a pas vraiment d'importance. Bien souvent, les chefs sont les marionnettes des conseillers qui les confinent à des modus operandi. On dit d'ailleurs que Bernard Landry a perdu des plumes après un débat parce que ses conseillers l'ont rendu esclave de ses papiers de peur que si on le laissait improvisé, son petit côté sanguin prenne trop le dessus. C'est exactement ce qu'on demande d'un politicien. Nous montrer que ce qui sort de sa bouche est connecté avec son coeur.
Parlant de débat, quelques branches locales me font savoir qu'on pourrait assister à un débat des partis en Haute-Gaspésie. Dès que j'en sais plus long je vous en fais part.