Une première bourde sérieuse d'un adéquiste... et plus


  Plus ça change, plus c'est pareil, entend-on souvent dire. Et bien, en voici quelques preuves supplémentaires.

La bourde de l'adéquiste


S'il y a un discours au Québec qui me jette de mon banc c'est celui très exclusif qui consiste à empêcher les gens de faire autre chose dans la vie que ce pourquoi ils sont spécialisés. Ce n'est pas rare, par exemple, d'entendre un acteur dire que les humoristes doivent faire de l'humour et non du cinéma, qu'un cinéaste ne peut réciter des poèmes, qu'un juge ne peut être critique social, qu'un imbécile ne peut être un psychologue. Cette chasse-gardée des professions et talents,  cette uniformisation du talent, cette simplification de la nature humaine ne sert que le syndicalisme-mafia. Chacun ayant sa fonction-robot, n'empiétant pas sur le terrain du voisin sous peine de sanctions graves, détruit évidemment le développement et l'épanouissement de l'être humain. Il ne faut pas chercher de midi à quatorze heures pour comprendre les affluences dans les minoucheries que sont les bureaux de psychologues.  L'être humain est un être multidisciplinaire, plein de talents et qui a constamment besoin de défis pour s'accomplir. Les syndicats n'ont jamais compris ça.


Qu'un minus (Claude Roy) étourdi de l'ADQ vienne faire la leçon à Richard Desjardins et Roy Dupuis, entre autres, fait saisir à quel point la pensée syndicale a infiltré la philosophie actuelle au point où même les esprits conservateurs et droitistes en sont imprégnés. 


Les causes planétaires regardent l'être humain d'abord et pas son titre.  Tout individu de quelque fonction que ce soit a bien plus le devoir de travailler au bien de l'humanité, de la planète, que d'aller poser son X sur un bulletin de vote où s'aligne une série de noms qui travailleront généralement pour les riches et les pollueurs de ce monde.


Je ne sais pas ce que Mario Dumont pense de la sortie de son candidat. Il est certain que je surveillerai sa réaction. S'il ne remet pas à sa place ce futur polichinelle des multinationales l'ADQ démontrera qu'il n'est en rien différent des autres "vieux" partis.


Même si une certaine logique tend à donner raison à Claude Roy, il ne faut pas perdre de vue qu'il s'agit d'une logique issue d'une longue éducation sur la manière de vivre sur cette planète. Les conséquences qui en résultent actuellement, ainsi que la volonté d'améliorer le sort de la planète font en sorte que cette logique ne tient plus, elle doit faire place à une nouvelle philosophie. Il semble que l'ADQ ne sera pas de la locomotive qui participera à ce changement des moeurs dans notre monde. 



Une simple erreur de jugement?


Est-il possible que la dernière trouvaille du Parti libéral en matière de stratégie soit une simple erreur de jugement? Figurez-vous que le Parti libéral "aurait acheté des noms de candidats du PQ, y aurait ajouter des attaques douteuses pour ensuite les lier directement au site du PLQ" (source le blogue du PQ). Comme le dit le même blogue, si cela peut paraître une pratique inoffensive en général ça ne l'est plus du tout quand il s'agit d'élection.


En réalité, ce n'est jamais une pratique inoffensive. C'est même quelque chose qui devrait être sanctionnée. J'avance que c'est une tactique crapuleuse. Et le Parti libéral devrait être mis à l'amende pour l'usage d'un tel procédé. Acheter le nom d'un autre et s'en servir, c'est de l'usurpation. On dira peut-être qu'il n'y a pas eu fraude puisque ça se fait régulièrement sur internet. Et c'est justement du vide juridique en la matière dont profitent les libéraux. C'est une saloperie inexcusable pour quiconque. Ça l'est encore plus venant de personnes de qui on s'attend qu'ils soient des exemples pour la société. Pour ce qui est de l'éthique, on repassera. 



Nathalie Normandeau ou le syndrome du québécois à Ottawa


Un petit mot sur la dame du Sud, celle par qui passe tout l'argent pour la Gaspésie pour s'arrêter dans SON comté. Et c'est ainsi que la dame du Sud contribue à perpétuer le sous-développement du reste de la Gaspésie, principalement, OUI PRINCIPALEMENT, de la Haute-Gaspésie. Je me suis posé la même question dans son cas que celle qui me venait à l'esprit quand René Lévesque était premier ministre. Pourquoi une gaspésienne qui connaît à ce point les cas de misères de la Gaspésie ne prend-elle pas les moyens pour aider la Gaspésie complète?


Appelons ça le syndrome du québécois à Ottawa transposé à la Gaspésie. On le sait, à Ottawa, les québécois qui y sont élus depuis l'avènement du Parti québécois veulent démontrer au reste du Canada qu'ils n'avantagent d'aucune façon le Québec sauf, comme c'est le cas de tous les politiciens, quand il s'agit de leur comté, qu'il faut graisser le mieux possible pour être réélu. Les québécois d'Ottawa ne veulent surtout pas être taxés de séparatistes potentiels. 


C'est la même chose ici, Normandeau ne veut pas se faire dire qu'elle avantage la Gaspésie au détriment du reste du Québec.


La dame du Sud applique sans réserve cette attitude. Elle lui viendrait de quelques inconvénients artificiels. Par exemple, de la contrariété signalée par les journalistes urbains dès sa nomination comme ministre des régions. 


Certains observateurs, dont Pascal Bérubé, candidat du PQ dans Matane, ont aussi remarqué qu'il peut y avoir du crêpage de chignon entre elle et Nancy Charest. Si on avait besoin de ça!



Publié: samedi - mars 03, 2007 at 08:07 PM