jeudi - mars 15, 2007
Dumont assis, Boisclair debout, Charest à genou
Quelques épisodes un peu bizarres, curieux et drôles de cette journée
Développer la recherche
Je lis que Mario Dumont veut produire plus d'énergie
hydroélectrique. Autrement dit, plus de barrages, probablement,
donc plus de rivières à détourner, plus de
terres à inonder, plus
d'arbres à abattre ou qui disparaîtront. Je pense que c'est une
erreur. Je pense qu'il est temps de porter la réflexion sur
l'énergie un peu plus loin que sur les sentiers battus, les
mêmes ritournelles démagogiques parce que c'est payant
politiquement de bâtir des barrages. Ça fait travailler du
monde.
Pourquoi ne pas justement profiter de la situation pour subventionner des recherches sérieuses sur des nouvelles avenues énergétiques? Pourquoi ne pas vouloir être les chefs de file dans ce domaine?
Il est évident que je ne partage pas du tout le point de vue de Mario Dumont sur l'hydro-énergie. Refaites vos devoirs là-dessus Monsieur Dumont. Le Québec doit penser dépasser les cadres de la réflexion habituelle dans plusieurs domaines dont, et surtout, celle sur l'énergie. Il y a sûrement des choses qui n'ont pas été pensé, d'autres qui n'ont pas été faites et d'autres encore qui n'ont pas eu toute l'attention nécessaire. Je pense par exemple à certaines recherches qui "auraient" été bloquées par des intérêts industriels et économiques contrariés.
Boisclair se tient debout
Devant le communauté asiatique et tous ceux qui cherchent le
moindre pou raciste chez les québécois de souche, André
Boisclair s'est tenu debout. J'espère même qu'il profitera de
l'occasion pour éclaircir
son point de vue là-dessus et
parler des moyens qu'il entend prendre pour que le raisonnable
devienne vraiment raisonnable.
Parce qu'il a employé l'expression "les yeux bridés" dans un contexte où il se disait surpris d'avoir constaté que le tiers des étudiants inscrits au programme de premier cycle dans une université de Boston avait les yeux bridés. S'il m'avait dit la même chose j'aurais immédiatement compris qu'il voulait dire par là que les asiatiques semblent plus intéressés aux études que... les québécois, par exemple. Si quelqu'un devait être frustré ça pourrait être les québécois mais pas les asiatiques.
Or, un certain Fo Niemi du Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR) prétend qu'il s'agit d'une expression chargée de mépris et teintée de racisme. FRANCHEMENT, non mais franchement, ça suffit, ça suffit, ça suffit!
Je ne vois rien de raciste là-dedans. Pas plus que si un Jaune me traite de Blanc, de face de craie. C'est devenu une plaie ce discours, c'est devenu une maladie contagieuse et il faudra sortir le gros vaccin.
Ici on parle en plus de quelqu'un qui a pris position pour défendre l'indéfendable. Et ce monsieur Fo Niemi est en train de nous dire que Boisclair sent le raciste. Quand cela va t-il s'arrêter?
Ça fait du bien
Là, je me peux pu! Je ne dirai pas que je viens de flirter avec
un moment d'euphorie mais c'est tout comme. Imaginez, Charest,
le grand Charest qui fonce dans le tas en croyant que tout ce
qu'il a dit mais n'a pas fait pendant quatre ans ne lui
seraient jamais mis sous le nez par des gens ordinaires.
Parce que qu'il a sûrement cru qu'il pouvait se promener
impunément partout dans les usines, les restaurants, les
églises, les étables et que les petits québécoise peureux et
silencieux ne lui diraient pas grand-choses.
Et bien, il vient de frapper un petit mur. Un petit mur qui doit pourtant le faire réfléchir cet après-midi sur les véritables intentions des électeurs à son endroit.
Il est allé dans une usine de Verchères et un employé l'a carrément apostrophé... de vérités. Voici les paroles de l'employés, Richard Lévesque, telles que les rapportent Radio-Canada:
- Il a reproché au chef libéral et premier ministre sortant de ne pas avoir respecté ses promesses et d'avoir étranglé la classe moyenne avec de nombreuses hausses de tarifs.
- "Vous parlez d'enrichissement avec l'exportation d'hydroélectricité, mais moi, je ne vois pas où je m'enrichis, mon compte d'hydro augmente à toutes les maudites années"— Richard Lévesque
- L'homme a aussi critiqué vivement les hausses de taxes scolaires, de taxes municipales et de droits d'immatriculation.
= Jean Charest s'est défendu, déclarant que c'est pour cette raison qu'il fallait baisser les impôts au Québec, ce à quoi l'homme a répliqué: « Comme vous aviez dit à votre dernier mandat, on va baisser les impôts ».
- J'ai perdu du pouvoir d'achat en maudit depuis que vous avez dit ça, vous êtes mieux de rien dire, ça me coûte trop cher quand vous parlez— Richard Lévesque
Résultat, Jean Charest a précipitamment quitté les lieux. Comme quoi ça ne marche pas toujours de jouer cool, de jouer low profile en continuant de marteler des mensonges dont seuls les "teindus" sont dupes. Ça fait du bien de constater que des gens sont capables de se tenir debout devant de tel personnage.