Rebuffade de Québec
Rebuffade de Québec
(Source: Radio-Canada)Québec refuse de financer deux cours de formation professionnelle en conduite de véhicules lourds à Sainte-Anne-des-Monts.
Les représentants de la commission scolaire des Chic-Chocs et de la Ville de Sainte-Anne-des-Monts ont rencontré la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, pour la convaincre d'investir 9 millions de dollars dans le projet. La commission scolaire souhaitait offrir une formation de niveau secondaire en conduite de camions lourds et en conduite d'engins de chantier.
Sainte-Anne-des-Monts aurait été le seul centre de formation autorisé à offrir ces cours pour les régions du Bas-Saint-Laurent, de la Côte-Nord, de la Gaspésie et des Îles.
Pour les représentants de la commission scolaire, ces deux formations auraient grandement contribué à diminuer le taux de décrochage scolaire chez les garçons. À l'heure actuelle, le centre de formation professionnelle de Sainte-Anne-des-Monts offre quatre formations, majoritairement destinées à une clientèle féminine.
Les garçons représentent à peine 15 % des étudiants. En fait, la moitié des garçons qui fréquentent les écoles de la Haute-Gaspésie quittent l'école sans leur diplôme.
Le président de la commission scolaire, Jean-Pierre Pigeon, indique que la ministre a été très honnête. Québec n'a pas d'argent pour ce genre de projet. « Elle nous a dit: "Écoutez, Monsieur Pigeon, je n'ai pas les 10 millions que vous demandez pour les deux programmes. Évidemment, on va annoncer au peuple qu'on a 5 milliards de déficits [...], mais je m'engage à obtenir quelque chose pour les jeunes garçons." », rapporte le président de la commission scolaire des Chic-Chocs.
Déception et espoir

Sainte-Anne-des-Monts
La mairesse de Sainte-Anne-des-Monts, Micheline Pelletier, refuse toutefois de jeter l'éponge. Elle indique que les démarches auprès de la ministre Courchesne ne sont pas terminées. La mairesse espère toujours que Québec accordera le financement nécessaire au lancement d'un des deux programmes.
Mme Pelletier estime qu'il s'agit d'un projet important pour sa population: « Les diplômes d'études professionnelles viendraient sortir un peu de monde de la pauvreté avec des salaires minimum à 9 $ l'heure. »
La ministre Courchesne entend proposer une solution d'ici janvier.
15 décembre 2009 20:25
Formation en Haute-Gaspésie