Barricadé pendant 14 heures

 

(Source: Le Soleil / Johanne Fournier) Un homme a semé tout un émoi à Sainte-Anne-des-Monts après s'ê­tre barricadé pendant 14 heures dans son logement de la 1re Avenue Ouest. Denis Paquet, 57 ans, qui disait être armé, a fini par mettre fin à son siège vers 13h30 hier, après avoir tenu en haleine plusieurs policiers.

Les agents de l'escouade tactique ont tenté en vain pendant plusieurs heures de communiquer avec lui par téléphone. Après avoir endommagé sérieusement son logement, il a mis son téléphone hors d'usage. C'est vers 13h25 que les policiers ont installé un appareil téléphonique à sa portée et qu'ils ont pu parlementer avec lui. «Quelques minutes plus tard, l'homme est sorti sans offrir de résistance», indique Claude Ross, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ). Il a immédiatement été menotté et amené en détention où il devrait subir une évaluation psychologique.

Voisins alertés

Les événements ont débuté vers 23h30 la veille, mardi, alors que l'homme a commencé à faire beaucoup de tapage. «Il cognait dans les murs », raconte Julie Parent, une voisine.

Même s'il habite au rez-de-chaussée, le propriétaire de l'édifice, Bertrand Parent, a entendu le vacarme causé par son locataire du troisième étage. «J'ai essayé de l'apaiser et de le tranquilliser, raconte le retraité de l'enseignement. Quand j'ai voulu le raisonner, il m'a dit de ne pas entrer, qu'il était armé. J'ai alors fermé les livres et j'ai appelé la police.»

Dès minuit et demi, les policiers ont procédé à l'évacuation d'une trentaine de voisins. «Je n'ai pas dormi de la nuit, indique Francesca Pelletier, une voisine d'en face. On a été évacués tôt le matin.»

Selon le porte-parole de la SQ, aucun motif n'a pu expliquer le geste du forcené, père de deux enfants et grand-père, qui n'était pas connu des policiers. «Fortement intoxiqué, l'homme était en proie à une grande détresse psychologique», a-t-il dit. Il était impossible de savoir si le cinquantenaire ferait face à des accusations.

Le propriétaire de l'immeuble où vivait l'homme depuis sept ou huit ans a tenu à préciser qu'il n'avait jamais eu de problèmes avec son locataire. «Je ne comprends pas ce qui a bien pu lui passer par la tête», a laissé tomber un de ses amis de longue date, Benoît Labrie.

3 décembre 2009 07:31

 
 
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