Source: La Presse / Côté, Émilie

Sur la page d'ouverture du site internet de la Ville de Matane, une photo montre d'immenses éoliennes parsemées à travers les terres vertes qui longent le Saint-Laurent.

"Choisir de s'établir à Matane, c'est choisir de vivre en harmonie avec la nature", y vante même la mairesse Linda Cormier.

Cela ne pourrait pas être une illustration plus contraire au résultat de notre étude. Dans la catégorie des espaces verts, la municipalité de la Gaspésie prend le dernier rang.

Le questionnaire de notre étude visait "à connaître les superficies ayant un statut de conservation", précise Gilles Sénécal, de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS). Et Matane n'a qu'un seul espace protégé, le Parc des Îles.

"Il est difficile de mettre Matane dans le même bateau que les villes les plus populeuses du Québec, souligne M. Sénécal. Cela dit, il reste vrai que cette ville, qui rassemble tout de même 15 000 habitants, n'ait pas cru bon de conserver sur son propre territoire des parcelles de nature, accessibles et diversifiées."

La municipalité voit-elle le manque d'espaces verts comme un problème? "Non", lance en riant Johanne Pelletier, responsable des communications.

En plus du Parc des Îles, Matane gère un terrain de golf, le centre de ski Mont-Castor et le camping municipal de la Rivière Matane. "C'est certain qu'il pourrait y avoir plus d'espaces aménagés, indique Mme Pelletier. Mais nous sommes entourés de bois, de montagnes et de grands espaces."

"Les gens ne sont pas privés d'espaces verts", conclut-elle.