Grands projets pour l'eau des glaciers
|
«Nous attendons une réponse dans quelques semaines pour un bail de location de terrain sur une réserve faunique après avoir déposé les plans de l’usine de notre projet de 100 millions $ pour l’usine et le volet touristique», a dit au Soleil Jean-Marc Marin, de Sainte-Anne-des-Monts, promoteur du projet pour la compagnie Chic-Chocs Ressources, composée d’intérêts canadiens et européens. Cette compagnie est enregistrée officiellement à une adresse située dans la ville de Mont-Royal, au Québec.
Plusieurs produits seraient distribués sur les marchés américains, européens et du Moyen-Orient. «C’est une eau qui n’aura pas d’équivalence dans le monde pour sa pureté, qui a entre un et trois milliards d’années d’âge, sans bactérie. L’eau pourra aussi être utilisée, par exemple, pour fabriquer de la bière sans avoir besoin d’être traitée, servir aux grands brûlés, soigner certaines maladies...», décrit le promoteur.
La vice-première ministre et députée de Bonaventure, Nathalie Normandeau, est demeurée jusqu’ici prudente dans ses interventions à ce sujet compte tenu de son impact sur l’environnement.
«Il y a un nouvel intérêt pour les matières premières que renferme la Gaspésie, dans les mines ou l’eau, par exemple. Le projet d’embouteillage d’eau est une belle idée, mais qui doit franchir plusieurs phases», souligne Carol Dagneau, directeur général de la Chambre de commerce de la Haute-Gaspésie.
Plusieurs étapes seront à franchir pour que le projet se concrétise : demande d’autorisation sur le captage des eaux souterraines au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs et au MAPAQ, certificat d’autorisation pour l’exploitation d’une usine d’embouteillage...
En 1999, le gouvernement du Québec a imposé un moratoire bloquant toutes les nouvelles demandes de permis pour l’exportation d’eaux embouteillées mais pour des formats de plus de 20 litres (en vrac).
En 2006, l’industrie de l’embouteillage de l’eau au Québec employait directement et indirectement 5000 personnes et générait des ventes de 75 millions $ par année.
Près de 20 % de l’eau souterraine utilisée par les embouteilleurs d’eau commerciale au Québec est destinée à l’exportation, ce qui équivaut à l’eau requise pour alimenter quotidiennement quelque 170 foyers.
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.