Source: Le Soleil / Geneviève Gélinas

Le Traidunion est entré dans la marina de Gaspé jeudi à 13h12, après avoir traversé l’océan. Le catamaran de 55 pieds est le premier arrivé des 45 voiliers de La Grande traversée de l’Atlantique, partis de La Rochelle le 8 mai, et qui ont fait escale aux Açores entre-temps. «On n’a pas fait ça comme une course, mais quand on est en mer, on essaie de faire marcher le bateau», affirme le capitaine.



Quelques heures avant leur arrivée, l’équipage du Traidunion a commencé à recevoir des appels de Rivière-au-Renard et de Gaspé. «Ça nous a fait chaud au cœur de voir qu’on nous attendait», lance M. Rey.



Deux membres d’équipage du catamaran avaient déjà traversé l’Atlantique en suivant une route plus au sud, mais le capitaine en était à sa première traversée. «Les grands moments, c’est quand on est de quart, tout seul, sous un ciel étoilé. C’est un sentiment d’humilité. On se dit que l’univers est beau, qu’on est très petits. On devient très philosophe», confie-t-il.



Il faut dire qu’une météo favorable a laissé le temps à l’équipage de philosopher. «On a eu du calme plat en sortant des Açores. Ensuite, les conditions ont été plus difficiles le long des bancs de Terre-Neuve, avec du brouillard, de la pluie et du froid».



À minuit 10 dans la nuit de jeudi à vendredi, un second catamaran, le Salina, a mouillé dans la baie de Gaspé. L’équipage a dû attendre au matin avant de fouler à nouveau le plancher des vaches, après avoir reçu la visite des douaniers et accompli les formalités d’usage.



«On avait du mal à réaliser qu’on avait traversé l’Atlantique. On perd complètement la notion du temps», indique le capitaine Pierre Sadoc, rayonnant.



Les autres bateaux de La Grande traversée arriveront graduellement à Gaspé jusqu’au 14 juin. Ils reprendront la mer tous ensemble le 15 juin, pour arriver à Québec à temps pour la Saint-Jean-Baptiste.



Pour le Traidunion, le trajet vers Québec sera ponctué d’escales dans les marinas de l’est. Après une traversée de l’Atlantique, le reste de la route, «c’est du tourisme», lance le capitaine Rey.