Cloridorme : 180 jeunes chantent Michel Rivard
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Les musiciens mettent la dernière main aux pièces musicales en demandant aux enfants d’amorcer La complainte du phoque en Alaska. Un des musiciens troque son violon pour un accordéon pour mieux les accompagner. C’est ça aussi le Festival Village en chanson de Petite-Vallée : par amour pour la chanson, on carbure au dévouement et aux frissons. Okay, c’est bon, c’est le temps d’aller souper, les jeunes, annonce-t-on. Les mômes se ruent subito presto vers le sous-sol pour se sustenter.
Entre deux bouchées de spaghetti, Léo Minville, huit ans, dira au Soleil qu’il en est à sa troisième expérience (un vieux de la vieille déjà!).
T’es nerveux?
«Non.»
Tes collègues sont tous bons?
«Ouais, pis y faussent pas.»
Comment vis-tu ton expérience? «C’est l’fun.»
Les réponses sont laconiques, le petit Minville a faim et retourne enfin à ses pâtes! Danielle Vaillancourt, la directrice de la chorale, est plus bavarde.
«J’ai dirigé toutes les petites écoles de la chanson, j’en suis à ma 17e expérience.»
Dévouement, disions-nous...
Un événement qui se concocte bien à l’avance. «Dès septembre, une fois qu’on connaît le nom du parrain, on met le tout en branle, raconte Mme Vaillancourt. On entreprend des démarches auprès des écoles de la commission scolaire des Chic-Chocs, des enseignants en musique, des parents accompagnateurs et ainsi de suite. Et en janvier, ça devient plus sérieux, avec les répétitions toutes les semaines.»
Les jeunes de cette année proviennent de 14 écoles, de Gaspé à Cap-Chat, en passant par Murdochville. Comment on se sent avant un spectacle? «On est chauffé à bloc!»
Il est 18h30, une heure avant le show, les fans font déjà la file devant l’église. Tiens, une petite fille arrive avec pas un, mais deux toutous en peluche! (Il y en a sûrement un pour M. Rivard.)
Vers 19h, les portes s’ouvrent et le lieu sacré se remplit d’un coup : 300, 400, 500 personnes? Quand l’église est pleine, on ne compte plus. Tiens, un écran géant, on sent que ce sera la totale.
Les premiers jeunes chanteurs entrent dans l’église en... bicyclette. Ce qui a bien amusé la foule. Et dire que fut un temps où l’on entrait dans la maison du Seigneur pratiquement à genoux...
Ce fut en effet la totale. Les jeunes ont enchaîné des classiques de Rivard comme autant de plaisirs encore insoupçonnés : Toujours vivant, Où sont allés les dinosaures, Maudit bonheur, Entre Matane et Bâton Rouge, Le goût de l’eau, Tout va bien, etc.
Content, M. Rivard? Ô que si, dit-il au Soleil. «Je suis franchement très ému.»
«Un travail costaud!», d’ajouter, à ses côtés, Alan Côté, le directeur du Festival de Petite-Vallée, qui, à mi-parcours, roule à plein régime.

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