Source: Le Soleil / Gilles Gagné

Photo: Gilles Gagné
Une maison et une roulotte ont aussi été détruites par la crue de cette rivière, à l’ouest de Carleton. Une maison voisine était aussi évacuée hier, son mur arrière pendant au-dessus de la rivière. Un autre chalet a été démoli quand le ruisseau Glenburnie de Maria est devenu une rivière. Le chalet a été broyé sous un ponceau du deuxième rang.



À Maria, ce sont les maisons de la rue des Engoulevents qui ont le plus écopé, l’eau montant dans les sous-sols. Le maire Normand Audet n’osait avancer de chiffres en début d’après-midi.




«On fait encore le tour des infrastructures, de tous les chemins de pénétration, de tous les citoyens dont la maison a été inondée», disait-il.




95 millimètres en 48 heures




 «Il est tombé 95 millimètres de pluie en moins de 48 heures. Notre cote d’alarme est à 50 (...). C’est la première fois qu’on voit autant d’eau», signalait l’administrateur municipal Gilbert Leblanc.




 Tous deux ont fait le tour des dommages avec la ministre des Affaires municipales et des Régions, Nathalie Normandeau, résidante de Maria et ex-mairesse, qui a été sortie de ses vacances. «Un décret sera adopté demain (ce matin) à l’Assemblée nationale, assurait-elle. Il faut se préparer à la récurrence de ce genre d’événements, qui vont influencer la façon de construire», disait-elle.




 Les particuliers pourront toucher une aide de 50 % de la note finale, jusqu’à concurrence de 100 000 $. Pour les commerçants, la proportion demeure égale, mais le seuil s’établit à 200 000 $. Pour l’infrastructure municipale, le village ou la ville doit débourser un dollar par citoyen avant de toucher une aide de l’État.




 À Maria, la route 132 a été fermée durant la nuit de dimanche à lundi parce que le ruisseau Glenburnie l’a minée, mais elle était déjà rouverte à 9h hier. Les dégâts subis hier en Gaspésie sont tout de même bien moins importants que ceux de Rivière-au-Renard les 8 et 9 août 2007.




Trois semaines sans train



 Les réparations au pont ferroviaire de la rivière Stewart prendront trois semaines, selon Réal Chapados, de la Société du chemin de fer de la Gaspésie. Le pont pourrait avoir été déplacé par la force latérale d’une roulotte à la dérive, poussée par un courant de 15 pieds plus haut que la normale.




 «C’est une excellente hypothèse», affirmait M. Chapados hier. Il croit pouvoir récupérer 60 % des matériaux du pont déplacé et assurément tous les piliers de béton.




 D’ici à ce que le pont soit réparé, les clients de VIA Rail devront prendre l’autobus pour rallier les gares gaspésiennes, excepté Matapédia. Le service de fret est interrompu à l’est de Saint-Omer.