Source: Le Soleil / Carl Thériault

En procédure d’arbitrage depuis une quinzaine de mois pour la signature d’une nouvelle convention collective, les clauses à incidence financière restent à négocier. Mais tout cela viendra après la vérification des livres comptables de l’entreprise par une firme externe indépendante. Une première firme a été exclue du processus.



«On espère un dénouement pour cet automne, ce qui ferait deux ans après la fin de la dernière convention collective. Il reste les clauses à incidence monétaire à négocier comme le fonds de pension, l’assurance collective. Dans une négociation, il faut que les deux parties fassent des concessions. On ne sait pas si ce sera une convention de trois ans à la signature ou non. La durée de la convention est du ressort de l’arbitre», dit Yves Lévesque, conseiller syndical au Conseil central de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Bas-Saint-Laurent.



La firme devrait normalement procéder au cours des prochaines semaines à l’analyse des documents remis par la compagnie. Un rapport sera ensuite déposé auprès de l’arbitre fédéral afin de savoir si l’entreprise peut assumer les coûts de la nouvelle convention collective.



L’arbitre peut décréter, en vertu des lois fédérales, les conditions de travail dans cette entreprise.



La dernière convention collective au chantier maritime Verreault a pris fin il y a presque deux ans, le 31 octobre 2006. Il n’y a eu ni lock-out, ni grève dans cette entreprise, mais plutôt des manifestations de la part des travailleurs et une menace de fermeture du chantier de la part de l’employeur, qui était, à la fin de l’hiver 2008, en période de recrutement de sous-traitants spécialisés en soudure, en sablage et en peinture.



Le chantier maritime Verreault, spécialisé dans la réparation de navires, employait environ une centaine de travailleurs ces dernières années dans cette municipalité de 1200 habitants.