Mais que se passe-t-il ?
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Ce qui se passe, c’est que les marchés atteignent un déséquilibre. « Cette situation est créée par un dépassement des capacités de production par rapport aux capacités de pouvoir absorber ce qui est produit », précise ce dernier, ajoutant que le secteur automobile en est un bel exemple.
Pour Fernand Cousineau, au moment où l’étau se resserre, il faut savoir que cette crise était prévisible depuis longtemps mais que bien des économistes en ont fait une mauvaise lecture. « C’est comme si on disait à une femme enceinte : "après 9 mois, vous allez accoucher" », dit-il, parce qu’on évalue toujours après un certain recul et que l’on réagit trop tard.
Autre élément important dans cette période de turbulence, c’est qu’on a cru, en accroissant le crédit, le surcrédit à la consommation, que le consommateur serait en mesure de répondre à la capacité de production. Selon lui, le fait qu’on ait permis à des gens de se porter acquéreurs d’une résidence alors qu’ils n’en avaient pas les moyens représente le meilleur exemple : « En fait, on doit beaucoup trop d’argent. »
Selon l’enseignant, l’entrée en bourse des valeurs virtuelles, comme la vente de kilowatts, constitue aussi un des éléments de la problématique : « On peut acheter et vendre des choses qui sont immatérielles », souligne-t-il.
Sans être alarmiste, Fernand Cousineau estime que l’effet boule de neige a déjà commencé à se faire sentir même dans la région, notamment avec les fermetures d’usines. Comme la population aura moins de revenus, c’est l’ensemble de l’économie qui sera affecté car les gens auront moins d’argent à dépenser, notamment dans le temps des Fêtes, et les institutions financières vont resserrer leur crédit.
En termes d’investissements, il invite les consommateurs à faire preuve de prudence et à miser sur des valeurs sûres, comme les obligations d’épargne garanties par les gouvernements, s’ils désirent investir.
Difficile enfin de savoir quand se terminera cette zone de turbulence, mais chose certaine, ce n’est pas juste une parenthèse, conclut Fernand Cousineau en reprenant les propos du président français Nicolas Sarkozy, pour qui il faudra repenser le système économique, non pas en injectant directement dans les grandes entreprises, mais en favorisant des mesures fiscales.
Source de la nouvelle: Sur l'Avantage

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