L'arbitre fédéral impose une convention collective au Chantier maritime Verreault
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«Chaque partie va faire son offre lors d'une prochaine comparution qui sera suivie de plaidoiries, ce qui pourrait s'étirer au coeur de l'hiver. En janvier, nous avions 80 % d'une entente en mettant chacun de l'eau dans notre vin mais il y a eu une fin de non-recevoir sur certains éléments», explique Robert Dufresne, conseiller syndical à la Fédération de la Métallurgie (CSN).
Il n'y a eu ni lock-out, ni grève, ni ralentissement de travail dans cette entreprise, même un accord entre les parties pour rassurer les clients sur la stabilité du chantier pendant les négociations.
Un appel téléphonique au Chantier maritime Verreault est demeuré sans réponse tout comme celui auprès de l'arbitre fédéral.
Des clauses normatives ont fait l'objet d'une entente (processus de grief, horaires de travail) mais plusieurs autres clauses sont demeurées en suspens, dont les clauses monétaires et salariales, la création d'un régime collectif d'épargne retraite et la rétroactivité pour la dernière année de l'ancien contrat de travail.
La partie patronale aurait proposé une baisse salariale tenant compte toutefois de la conjoncture économique et de divers élément. Le syndicat demandait une hausse de 2,5 % pour les trois premières années et 3 % pour les deux dernières.
«Nos demandes nous amenaient à avoir des salaires à peu près équivalents aux chantiers maritimes de Matane et de Forillon à Gaspé. Cet été, il y a eu une négociation qui a donné une hausse de 0,80 $ de l'heure aux plus jeunes travailleurs entrés au chantier à cause du problème de la compétition. On imagine que nos demandes de hausse de 2,5 % s'approcheraient de ça.»
Un soudeur gagne environ 18 $ de l'heure au Chantier maritime Verreault.
Il est toujours possible d'en appeler du jugement de l'arbitre mais uniquement sur des points de droit. «C'est exceptionnel qu'une négociation dura aussi longtemps. Moi, ma plus longue négociation a duré trois mois chez Alcoa. Il y a des travailleurs qui ont quitté pour le chantier maritime de Matane, d'autres pour la MIL Davie. La plupart des travailleurs attendent le résultat de l'arbitrage pour envisager leur avenir.»
Le différend entre les parties syndicale et patronale au chantier maritime avait été marqué par plusieurs manifestations publiques et d'une menace de fermer le chantier par la présidente et chef de la direction, Denise Verreault.
Le chantier maritime Verreault, spécialisé dans la réparation de navires, employait environ une centaine de travailleurs ces dernières années dans cette municipalité de 1200 habitants.

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